Bourses de recherche 2016

La Société Française de Pharmacie Oncologique (SFPO), en partenariat avec l’Académie Nationale de Pharmacie (ANP), attribue chaque année deux bourses de recherche en pharmacie oncologique  et en cancérologie destinées à soutenir des travaux de recherche dans les domaines de la pharmacie oncologique et de la cancérologie.

1 - Thème de la bourse

Le thème des bourses concerne des travaux de recherche appliqués ou fondamentaux dans le domaine de la pharmacie oncologique.

Les bourses, chacune d’un montant de 6000 €, sont réparties en :

- Une bourse « ANP - SFPO de pharmacie oncologique » destinée à soutenir un projet scientifique de nature appliquée en pharmacie oncologique
- Une bourse « ANP Elie Bzoura - SFPO » destinée à soutenir un projet de recherche scientifique de nature fondamentale en cancérologie

La bourse « ANP Elie Bzoura-SFPO », accordée en mémoire du Dr Elie Bzoura, éminent académicien, sera financée conjointement par les arrérages de sa donation à l’ANP et la SFPO

Les projets présentés consistent en des travaux pouvant être réalisés dans le cadre d’une pharmacie hospitalière, dans un laboratoire de recherche appliquée rattaché à un établissement d’hospitalisation publique ou privée, ou dans un laboratoire universitaire ou EPST travaillant en étroite collaboration avec un service pharmaceutique hospitalier. Pour la bourse de pharmacie oncologique, le responsable du projet doit être pharmacien.

Dans le cas où les projets présentés impliqueraient le respect de réglementations particulières, notamment dans le cadre de recherches biomédicales, le candidat est réputé prendre en charge les formalités afférentes, en particulier recueillir l’avis préalable d’un comité de protection des personnes.
Les lauréats s’engagent à consacrer l’intégralité de la bourse attribuée à la réalisation du projet de recherche proposé et à en présenter à la SFPO et l’ANP les résultats, ou, à défaut, l’état d’avancement du projet, l’année suivant l’obtention de la bourse. Un bilan d’utilisation des crédits devra être fourni. Toute communication écrite (mémoire, poster, publication, …) ou orale (séminaire, congrès, …) concernant les résultats du projet de recherche financé devra obligatoirement mentionner la participation financière de la SFPO et de l’ANP.
Les bourses ne pourront servir à financer des coûts de personnel. Les achats de matériels, consommables et divers réactifs seront effectués directement par les bénéficiaires des bourses qui en seront les propriétaires et en assureront l’entière responsabilité.
Le financement des bourses de recherche est assuré conjointement par l’ANP et la SFPO suivant des modalités fixées en commun par les conseils d’administration respectifs.
Les coûts de déplacement du jury sont pris en charge par la SFPO.

2 - Candidats

La bourse de pharmacie oncologique SFPO est attribuée à un pharmacien ou à une équipe pharmaceutique ayant une activité hospitalière publique ou privée.

3 - Candidature

Le dossier de candidature complet devra être envoyé par courrier postal et électronique au secrétariat de l’Académie Nationale de Pharmacie (info@acadpharm.net) et au vice président de la SFPO (alain.astier@aphp.fr)
La date limite de réception des dossiers complets est le 9 septembre 2016. Passée cette date les dossiers ne seront plus pris en compte.

Le dossier présenté par les candidats comprendra (annexe 1):(télécharger l'annexe 1)


- une lettre de candidature avec indication de la bourse postulée
- un résumé du projet d’une page
- une description du projet en 5 pages maximum, comprenant les éléments mentionnés ci- joint en annexe 1.
- le curriculum vitae du porteur de projet (1 page).
- Composition de l’équipe

4 - Jury

Le jury est composé de 6 membres indépendants et bénévoles, 3 issus de l’Académie de
Pharmacie et 3 de la SFPO, reconnus pour leurs compétences scientifiques dans le domaine de la cancérologie. La composition du jury n’est portée à la connaissance des candidats qu’après la date limite de réception des candidatures.
Les éventuels conflits d’intérêt pouvant exister entre les membres du jury et les candidats devront être déclarés.

5 - Délibération et proclamation du palmarès

Chaque membre du jury donne pour chaque dossier, une note accompagnée de sa justification. Le jury pourra décider la mise en place d'une grille d'évaluation afin de faciliter le déroulement de la délibération. En cas d'égalité, la voix du Président du comité scientifique est prépondérante. Un compte rendu de la délibération sera adressé pour validation à tous les membres du jury.
Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer de bourse si la qualité des projets est jugée insuffisante.
La nomination des lauréats aura lieu à compter du début décembre. Ceux-ci seront informés par courrier et seront invités à participer à la séance annuelle de remise de prix de l’Académie en décembre et également aux journées de la SFPO les années où celles-ci se tiennent (frais de déplacements pris en charge).

6 - Communication et Publication sur la bourse

La SFPO et l'Académie nationale de Pharmacie pourront publier sur leur site Internet ou tous supports papier ou audiovisuel de leur choix (affichage, mailing, ...), au minimum pendant une durée de 2 ans, les résultats des travaux de recherche, notamment la liste des candidats et une brève description des dossiers présentés et des projets primés.
La SFPO et l'Académie nationale de Pharmacie pourront procéder à la présentation des bourses de recherche et à l'appel à candidature par tous moyens de leur choix, et notamment par affichage, moyens Internet, et dans le cadre de leurs actions d'information médicale.
Cette présentation devra mentionner que l'attribution des bourses de recherche est organisée en partenariat avec l'Académie Nationale de Pharmacie.

Contamination environnementale par cyclophosphamide : la robotisation fait-elle mieux que la préparation manuelle ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Question évaluée : La préparation centralisée des cytotoxiques au sein d’unités pharmaceutiques spécialisées sous isolateur ou hotte à flux d’air laminaire (HFAL) permet de protéger le personnel des contaminations environnementales des chimiothérapies, l’exposition cutanée restant la plus fréquente. La robotisation de cette activité permet en priorité d’augmenter la productivité. Le but de cette étude est de comparer la contamination environnementale consécutive à la préparation manuelle (HFAL) ou robotisée de cyclophosphamide (CP) pendant 4 jours consécutifs.

Type d’étude : Evaluation par contrôle analytique des contaminations de surface par CP pour deux procédés de fabrication et analyse comparative.

Méthode : Préparation manuelle ou automatisée de poches de CP durant 4 jours, par deux préparateurs différents pour chaque méthode. Prélèvements réalisés sur les surfaces des poches préparées, les gants, sols ; avant et après nettoyage sur les surfaces de préparation, de déchargement unitaire des poches et de stockage de l’ensemble des préparations. Analyse des échantillons par GC-MS/MS (limite de détection 0,2 ng/échantillon).

Résultats :

  • Préparations robotisées : sur les 50 échantillons de surfaces réalisées, 19 (soit 38,8%) étaient au-dessus de la limite de détection. Seules 3 poches (15%) sur les 20 analysées présentaient une contamination au CP. Les gants ne montraient aucune contamination. La surface de contamination la plus élevée se situait sous le bras articulé du robot, même après nettoyage,
  • Préparations sous HFAL : sur les 48 échantillons de surfaces réalisés, 30 (soit 62,5%) se trouvaient au-dessus de la limite de détection. La surface des poches (70%) était contaminée par du CP à des concentrations plus de deux fois supérieures aux autres zones prélevées ou aux gants (qui étaient également contaminés). En revanche, les surfaces de déchargement unitaire et de stockage de l’ensemble des préparations étaient peu contaminées. Aucune différence n’était visible avant et après nettoyage,
  • Il n’y avait pas de phénomène d’accumulation de la contamination au cours de la semaine.

Points forts : Cette étude met en évidence l’intérêt de la robotisation dans la réduction de la contamination des poches de médicaments préparés et envoyés dans les services. La contamination lors d’une préparation robotisée ne varie pas significativement de jour en jour. Elle confirme également que malgré les précautions prises pour travailler sous HFAL, la contamination environnementale reste présente et varie selon les opérateurs.

Points faibles : La méthode de nettoyage des surfaces n’est pas discutée et ne parait pas reproductible. Le taux résiduel dans la zone de travail du robot est supérieur à celui de la HFAL, pouvant constituer un risque de contamination tardive supplémentaire et lors des opérations de maintenance du robot. L’absence de comptage particulaire dans l’air de l’enceinte du robot est également à déplorer. Une comparaison au taux de contamination d’un isolateur aurait pu être un meilleur comparateur, plus proche des standards de fabrication des chimiothérapies. Le taux de contamination des avant-bras de l’opérateur sous hotte n’est pas mesuré. Enfin la contamination résiduelle n’est pas discutée vis-à-vis de la dose maximale tolérable de CP et des potentiels effets indésirables associés.

Conclusion/Implications en pratique : Cette étude démontre l’intérêt de la robotisation dans la diminution de la contamination environnementale lors de la préparation de cytotoxiques pour réduire la contamination des poches de chimiothérapie. Elle nécessiterait d’être complétée par une évaluation épidémiologique des taux résiduels d’anticancéreux dans les urines du personnel de l’établissement de soin afin de mesurer l’impact sanitaire global du déploiement d’un robot de fabrication. Enfin, cette étude confirme que la préparation sous HFAL nécessite une importante rigueur, un changement fréquent de gants et un nettoyage quotidien afin de limiter la contamination.

Rédigé par Elisabeth Bermudez et Lionel Tortolano

D’après Schierl R et al.: Environmental contamination by cyclophosphamide preparation: Comparison of conventional manual production in biological safety cabinet and robot-assisted production by APOTECAchemo. J Oncol Pharm Pract, 2016; 22(1): 37-45.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

La prévention par héparine de bas poids moléculaire n’améliore pas la survie dans le cancer bronchique : essai FRAGMATIC

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Question évaluée : Des données précliniques et cliniques suggèrent que les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) pourraient avoir une action anti-tumorale et un bénéfice sur la survie. Cette étude a pour objectif principal l’évaluation de l’impact d’une prévention systématique par HBPM sur la survie globale (OS) de patients traités pour un cancer bronchique.

Type d’étude : Essai clinique de supériorité randomisé multicentrique en ouvert (phase 3)

Méthode : Patients atteints d’un cancer bronchique (non-à petites cellules et petites cellules) ; la chimiothérapie est conforme aux recommandations ; randomisation 1 : 1, le groupe test reçoit en plus une prévention HBPM par daltéparine 5000 UI SC par jour pour un maximum de 24 semaines.

Résultats :

  • Inclusion de 2202 patients (1101 dans chaque groupe) : 60% d’hommes, 82% de cancer bronchique non-à petite cellule et 61% de diagnostic avec métastases.
  • Les données de survie indiquent une survie globale de 9,8 mois dans le groupe HBPM versus 10,2 mois dans le groupe témoin ; le taux de survie à un an était de 41,3% et 42,5% respectivement (HR 1,01 avec IC95% 0,93-1,10, p=0,814). L’ajustement sur les critères d’inclusions et les analyses en sous-groupes ont confirmé l’absence de bénéfice de daltéparine sur la survie globale.
  • A deux ans, les données de survie étaient similaires (17,7% versus 18,1% dans les groupes HBPM et témoins, respectivement).
  • En revanche, le taux de survie sans VTE à un an était significativement en faveur du groupe HBPM (94,1% versus 89,5%) avec un HR 0,57 (IC95% 0,42-0,79, p<0,01).

Points forts : cette étude est la première à tester dans un essai clinique d’envergure l’hypothèse de l’intérêt en survie des HBPM en prévention.

Points faibles : caractère ouvert de l’étude : biais potentiel dans la déclaration des d’incidents hémorragiques non-majeurs car ce critère inclus une modification du traitement par héparine (risque de sur-déclaration dans le groupe HBPM). On peut également noter le biais lié au suivi clinique et biologique du groupe HBPM.

Conclusion/Implications en pratique : l’objectif principal de l’étude n’est pas atteint. Cette étude a inclus des patients atteints de cancers bronchiques de tout statut. Les auteurs émettent l’hypothèse que l’intérêt d’une prévention systématique par HBPM ne concerne peut être que les stades précoces de la maladie. En cela, les résultats de l’essai TILT (Tinzaparin in lung tumors), qui n’a inclus que des patients atteints d’un cancer bronchique non-à petite cellule au stade précoce et opérés, sont attendus avec impatience.

Rédigé par Florian Slimano

D’après Macbeth F et al.: Randomized Phase III Trial of Standard Therapy Plus Low Molecular Weight Heparin in Patients With Lung Cancer: FRAGMATIC Trial. J Clin Oncol 2016; 34(5): 488-94

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Conséquences de la pénurie en acide folinique injectable : étude pilote évaluent l’efficacité, la tolérance et le cout d’une dose fixe d’acide folinique versus dose adaptée

Question évaluée : Comparer le coût, l’efficacité (survie globale et sans progression) et la fréquence des effets indésirables (EI) entre deux stratégies de posologie de l’acide folinique.

Type d’étude : Etude rétrospective déclarative monocentrique.

Méthode : Inclusion durant l’année 2012 de patient ayant reçu au moins une dose d’acide folinique injectable en association au 5-FU dans le cadre de cancers colorectaux. Les patients ont été répartis en deux groupes en fonction de leur âge et du stade du cancer : un groupe ayant reçu une dose fixe de 50 mg d’acide folinique en IV et le second groupe une dose d’acide folinique en IV variant de 200 à 500 mg/m² associée à la chimiothérapie. Le coût de la stratégie dose fixe a été comparé à une estimation du coût des quantités en acide folinique qu’aurait reçu les patients par an avec une dose adaptée à la SC. Un ajustement des coûts en fonction des reliquats perdus en production a été réalisé.

 

Résultats : Au total, 58 patients ont été inclus dans l’étude avec 29 patients répartis dans chaque bras (76% des patients étaient au stade métastatique). Pas de différences significatives dans la répartition des protocoles de chimiothérapie entre les deux groupes, excepté le protocole FOLFIRI.

 

Coût : Le coût total annuel des doses fixes d’acide folinique administrées aux patients est estimé à 983,35 $ pour le nombre total de milligrammes et à 3 933,41 $ en incluant les reliquats des flacons à 200 mg. En choisissant de fixer la dose d’acide folinique à 50 mg, l’établissement a économisé 1 580 et 3 400 doses sur l’année 2012 par rapport à une dose d’acide folinique de 200 et 400 mg/m² respectivement.  La dose fixe de 50 mg  a permis de réduire les coûts en acide folinique de 6 338 $ et 13 659 $ (7 863 $ et 15 277 $ en incluant le coût des reliquats de flacons) par rapport à une dose de 200 et 400 mg/m² respectivement. L’utilisation du lévofolinate, qui pouvait apparaître comme une alternative de choix dans un premier temps, aurait entraîné jusqu’à 22 892 $ de dépenses supplémentaires.

 

Efficacité : la médiane de survie sans progression n’est pas significativement différente entre les deux groupes (9,5 mois vs 8,8 mois dans les groupes dose fixe et en fonction de la SC, p = 0,254). De même, la médiane de survie globale est statistiquement comparable (28 mois avec dose fixe vs 36,2 mois dans le groupe dose en fonction de la SC, p = 0,923).

 

Toxicité : Les EI observés, de type thrombopénie, neutropénie, diarrhée et mucite sévère nécessitant une réduction de dose ou un décalage de cure sont identiques dans les deux groupes.

 

Points forts : Groupe homogène de patients. Originalité de l’étude car menée en réponse à une pénurie médicamenteuse de plusieurs années. Limitation des dépenses en ne diminuant pas l’efficacité et en conservant une bonne tolérance.

 

Points faibles : Puissance statistique faible car étude réalisée sur un petit nombre de patients, non contrôlée, ni randomisée. Evaluation du coût et de l’efficacité réalisée seulement dans une indication. Etude rétrospective basée sur du déclaratif pour les EI, donc un risque de les minorer.

 

Conclusion / Implications en pratique : Dans le même contexte, une deuxième étude propose de conserver une dose d’acide folinique en fonction de la surface corporelle mais réduite à 20 mg/m². Ces études montrent que les ruptures d’approvisionnement peuvent modifier les pratiques en permettant des économies de santé tout en conservant une bonne tolérance et une bonne efficacité.

Rédigé par Anne-Laure KIENLIN et Anne-Sophie LANG.

 

D’après Shank B, et al : Effects of the leucovorin shortage : Pilot study investigating cost, efficacy, and toxicity comparison of low fixed dose versus body surface area-adjusted leucovorin dosing in patients with resectable colon or metastatic colorectal cancer. J Oncol Pharm Pract, 2016. Publication avancée en ligne le 12 janvier. DOI: 10.1177/1078155215624262

Influence du Coca-Cola sur l’absorption de l’erlotinib chez les patients avec un cancer bronchique non à petites cellules

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Question évaluée : On sait que l’absorption digestive d’erlotinib est largement médiée par le pH gastrique et qu’une élévation du pH diminue la forme ionisée de cette base faible et donc sa biodisponibilité. Des études antérieures ont montré que l’association d’erlotinib et d’un inhibiteur de la pompe à proton (IPP) entrainait une diminution de la Cmax d’erlotinib de 61% et de l’AUC de 46%. L’interaction médicamenteuse est considérée en l’occurrence comme cliniquement pertinente. Partant du postulat que les sodas comme le Cola provoquent des acidités gastriques transitoires, une équipe néerlandaise a évalué l’impact de la prise d’erlotinib avec du Coca-Cola® chez les patients prenants en parallèle un IPP.

Type d’étude : Essai clinique de pharmacocinétique (PK) contrôlé, randomisé, en cross-over.

Méthode : Inclusion de patients atteints d’un cancer bronchique non-à petites cellules et traités par erlotinib. Constitution de deux groupes de patients : le premier était traité par erlotinib, le second par erlotinib et esomeprazole 40 mg.

La durée du suivi était de un mois comme suit :

  • durant les 15 premiers jours, erlotinib seul pour s’assurer de l’état d’équilibre,
  • répartition des patients en deux groupes, erlotinib et erlotinib+IPP
  • pour chaque groupe, randomisation sur la séquence :
  • durant les 7 jours suivants, la moitié des patients de chaque groupe prenait l’erlotinib avec 250 mL d’eau et l’autre moitié avec 250 mL de Coca-cola®,
  • Durant les 7 jours suivants, le véhicule d’administration était inversé (cross over),
  • Les prélèvements PK pour dosage plasmatique de l’erlotinib étaient effectués à J21 et J28 de l’étude, sur 24 heures.

L’objectif primaire était la différence relative entre l’AUCCola et l’AUCeau de l’erlotinib pour un même patient.

Résultats : Les deux groupes étaient composés de 14 patients. Dans le groupe erlotinib+IPP :

  • l’AUC0-12h (Cola) était supérieure de 39% (-12% à +136% ; p<0,004) par rapport à l’AUC0-12h (eau),
  • la Cmax était également significativement supérieure dans le groupe cola (+42% ; -4% à +199% ; p<0,019).

Dans le groupe erlotinib seul, l’influence du Coca-Cola® apparaissait beaucoup plus restreinte avec uniquement une légère augmentation de l’AUC de +9% (p<0,03) et la Cmax de l’erlotinib n’était pas statistiquement différente. La Tmax n’était pas modifiée dans les deux groupes entre Coca-Cola et eau.

Points forts : Cette étude très originale et bien construite méthodologiquement propose une solution à la gestion des interactions médicamenteuses entre certains inhibiteurs de tyrosine kinase et les IPP, particulièrement illustrée dans la littérature avec l’erlotinib. Les auteurs montrent également l’absence de risque de surdosage du « véhicule » Coca-Cola si le patient ne consomme pas d’IPP.

Points faibles : Malgré des résultats concluants, on note une variabilité PK interindividuelle importante qui mérite que d’autres études soient conduites sur le long terme. De même, les auteurs n’ont pas pu mesurer le pH gastrique des patients pour étayer leurs données. L’augmentation des AUC d’erlotinib induite par le Coca-Cola même si elle est significative ne semble pas permettre de retrouver un niveau d’exposition comparable à celui de l’erlotinib sans IPP.

Conclusion/Implications en pratique : Cette étude de PK trouve une application directe en pratique quotidienne et, dans les limites de l’étude, nous pourrions d’ores et déjà conseiller à nos patients la prise d’erlotinib avec du Cola dans la mesure où la prescription d’un IPP serait maintenue et justifiée. Il convient néanmoins de rester prudent sur la pertinence clinique de cet effet et ces patients sous IPP nécessitent un suivi strict (avec réalisation de dosages plasmatiques de l’erlotinib lorsque cela est possible). Des études de PK impliquant d’autres inhibiteurs de tyrosine kinase avec des pKa faible et d’autres types de sodas acides devront être menées afin d’apporter des solutions à la gestion de ces interactions en pratique clinique.

Rédigé par Florian Slimano

D’après Van Leeuwen et al.: Influence of the Acidic Beverage Cola on the Absorption of Erlonitib in Patients With Non-Small-Cell Lung Cancer. J Clin Oncol 2016; 34(12): 1309-14.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Liste des thèses

TitreThèmeAuteurFaculté de rattachementLienAnnée
Changement de pratiques au CHU Ste-Justine (Montréal) :

Mise en place des perfusions rapides de rituximab dans une population pédiatrique
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Cytotoxiques injectables en dose standard préparés par lot : Stabilité microbiologique et test d'intégrité physique des conditionnementsStabilitésMATHERON Agnès2015
NEUROTOXICITE INDUITE PAR LE THIOTEPA HAUTE-DOSE EN ONCOPEDIATRIEPharmacologie / PharmacocinétiqueMARITAZ Christophe2015
ÉVALUATION DU RISQUE D’EXPOSITION PROFESSIONNELLE LIÉ

À LA MANIPULATION DES CYTOTOXIQUES DANS UNE UNITÉ

D’HOSPITALISATION DE JOUR D’ONCOLOGIE DIGESTIVE
PharmacotechnieREITTER Delphine2015
Standardisation des doses d’anticancéreux : enquête européenne et extension du concept aux services d’Hépato-Gastroentérologie, de Pneumologie et de Neurologie du CHU de NancyPharmacotechnieLOBODA Caroline2015
CHIMIOTHERAPIE METRONOMIQUE : STRATEGIE THERAPEUTIQUE ORIGINALE ET PROMETTEUSE EN ONCOLOGIE PEDIATRIQUEPharmacologie / PharmacocinétiqueBONDARENKO MarynaConsulter la thèse2015
EFFICACITE DE L’ASSOCIATION BEVACIZUMAB – PACLITAXEL EN PRATIQUE CLINIQUE ONCOLOGIQUE COURANTE. ETUDE COMPARATIVE DE 2 GROUPES DE PATIENTESPharmacie Clinique Oncologique AIT ICHOU Myriam2015
PREVENTION DES ERREURS MEDICAMENTEUSES EN CANCÉROLOGIE PAR LA SIMULATION : SIMMEON-PrepPharmacie Clinique Oncologique SARFATI Laura2015
ENJEUX DE LA CARACTERISATION DES ALTERATIONS MOLECULAIRES DU CANCER MEDULLAIRE DE LA THYROIDE SUR L’EMERGENCE DES THERAPIES CIBLEES : ILLUSTRATION PAR LE DEVELOPPEMENT CLINIQUE D’UN INHIBITEUR DE TYROSINE KINASE, LE LUCITANIBRecherche fondamentaleCROUX BELGODERE Laetitia2015
Effet des adipocytes sur la progression tumorale de cellules cancéreuses d’origine hématopoïétique et rôle de l’adénosineRecherche fondamentaleBOSSARD CécileConsulter la thèse2015
Evaluation d’un nouveau score diagnostique par

cytométrie en flux, le RED-score, dans les syndromes

myélodysplasiques
Biologie CliniqueMAURER Maxime2015
Esanté : Intérêt dans la prise en charge des pathologies chroniques

Evaluation des applications mobiles de santé en Oncologie et propositions de nouveaux outils
Pharmacoeconomie / Santé publiqueBROUARD Benoit2015
Sécurisation de la préparation et de l’administration par voie centrale des préparations anticancéreuses injectables au Centre Hospitalier Bretagne SudPharmacie Clinique Oncologique LATOUCHE HélèneConsulter la thèse2015
PRISE EN CHARGE DU CARCINOME HEPATOCELLULAIRE PAR CHIMIOEMBOLISATION LIPIODOLEE : COMPARAISON DE DEUX STRATEGIES THERAPEUTIQUESPharmacie Clinique Oncologique TAVERNIER Jérôme2015
Sous-traitance des chimiothérapies anticancéreuses : Etude d’une coopération public-privéPharmacotechnieBESSONE Marion2015
IDENTIFICATION ET CARACTERISATION DES CELLULES TUMORALES CIRCULANTES DANS LE CANCER COLORECTALRecherche fondamentaleGRILLET Fanny2015
Évaluation post-autorisation de mise sur le marché de l’efficacité et de la tolérance du topotécan injectable dans le traitement du cancer bronchique à petites cellules au Centre Antoine LacassagnePharmacie Clinique Oncologique FERREIRA Vanessa2015
AMELIORATION DES MODALITES D’ADMINISTRATION DU 5-FLUOROURACILE EN PERFUSION CONTINUE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE CANCER COLORECTAL ET PRIS EN CHARGE SUR LE GROUPE HOSPITALIER SUD DU CHU DE BORDEAUXPharmacie Clinique Oncologique LEYMOND Soizic2015
Evaluation de la fraction libre du Voriconazole et corrélations clinico-biologiquesPharmacologie / PharmacocinétiqueFLORENT Aurélie2015
ETUDE RETROSPECTIVE DE LA MUTATION L265P DE MYD88 ET DU SUIVI DE 26 CAS

DE LYMPHOCYTOSE B MONOCLONALE AU CHU DE LIMOGES ENTRE 2005 ET 2012
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Potentialisation in vitro de l’effet antiprolifératif de l’ibrutinib par la dexamethasone sur les cellules lymphoïdes B. Application à la leucémie lymphoïde chronique.Recherche fondamentaleMANZONI Delphine2015
Ciblage de l’axe EGFR/mTOR/HIF-1α dans les cancers des voies aérodigestives supérieuresRecherche fondamentaleCOLIAT Pierre2015
LES PREPARATIONS HOSPITALIERES : PARTIE INTEGRANTE DE L’ORGANISATION DE L’UNITE DE PRODUCTION DES ANTICANCEREUX DE L’HOPITAL SAINT-LOUISPharmacotechnieMENARD Caroline2015
LA CHIMIOTHÉRAPIE MÉTRONOMIQUE EN ONCOLOGIE PÉDIATRIQUE : PRINCIPES ET ILLUSTRATIONS AU CHU DE RENNESPharmacologie / PharmacocinétiqueLAUGUEUX AuroreConsulter la thèse2015
SUIVI DE L’EFFICACITE ET DES EFFETS INDESIRABLES DE L’AXITINIB APRES SA COMMERCIALISATION A L’INSTITUT CLAUDIUS REGAUDPharmacologie / PharmacocinétiqueMOLINIER Alicia2015
Chimiothérapies dans le cancer colorectal : évaluation des modifications de prescriptionsPharmacie Clinique Oncologique THIBAULT VanessaConsulter la thèse2015
TRAITEMENT DE LA REACTIVATION DU VIRUS EPSTEIN BARR PAR LE RITUXIMAB

CHEZ LES PATIENTS ALLOGREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES :

EFFICACITE ET TOLERANCE. Etude rétrospective au CHU de MONTPELLIER
Pharmacie Clinique Oncologique ALARY Virginie2015
EVALUATION DE L’ADN CIRCULANT DANS LE PLASMA DE PATIENTS ATTEINTS D'UN LYMPHOME DIFFUS A GRANDES CELLULES BRecherche fondamentaleDE SAINT JORE Mylène2015
Développement d’un suivi pharmaceutique des patients traités par anticancéreux oraux dans le cancer du reinPharmacie Clinique Oncologique POULAT Charlotte2015
EVALUATION PRECLINIQUE D’UN TRACEUR TEP DEDIE A L’ETUDE FONCTIONNELLE DE LA P-GLYCOPROTEINE AU NIVEAU DE LA BARRIERE HEMATO-ENCEPHALIQUEImagerieMARIE Solène2015
Le vismodegib : revue de la littérature et expérience dans la prise en charge du cancer basocellulaire au CHU de BordeauxPharmacie Clinique Oncologique STREICHER Caroline2015
Étude de comparaison des allogreffes de moelle osseuse après conditionnement myéloablatif standard ou conditionnement myéloablatif à toxicité réduite dans les leucémies aigues myéloïdes et les syndromes myélodysplasiquesPharmacie Clinique Oncologique PAYSANT CélineConsulter la thèse2015
SECURISATION DU CIRCUIT DU MEDICAMENT ET PHARMACOTECHNIEPharmacotechnieCORREARD Florian2015
VSM et OBEYA, 2 outils de LEAN Management au service de la Pharmacie HospitalièrePharmacie Clinique Oncologique DESCOUT Jérôme2015
Évolution de la base de données Stabilis® : Création d’un système de cotation des publications relatives aux études de stabilité de médicaments anticancéreuxStabilitésLIDER Pauline2015
Instauration d’un processus de qualification du personnel à la manipulation des médicaments anticancéreux, de la Pharmacie à Usage Intérieur de Centre Hospitalier d’AgenPharmacotechnieROUGE Nicolas2015
Tolérance du docétaxel selon la formulation de la spécialité Taxotere® : étude rétrospective sur 107 patientes traitées pour un cancer du sein localisé au Groupe Hospitalier Diaconesses – Croix Saint-SimonPharmacologie / PharmacocinétiqueCHANAT CédricConsulter la thèse2015
Pratiques de prescription des inhibiteurs de tyrosine kinase et impact clinique et biologique dans le traitement de la LMCPharmacie Clinique Oncologique LANG Anne-Sophie2015
EFFETS INDESIRABLES INDUITS PAR LES CHIMIOTHERAPIES ANTICANCEREUSES : OPTIMISATION DE L’ANALYSE PHARMACEUTIQUEPharmacie Clinique Oncologique ROSE Jimmy2015
Rôle de l’hypoxie et de l’héparanase dans la signalisation HGF/SF-METRecherche fondamentaleMEKKI Meriem Sarah2015
Taux de PSA et performance de la TEP à la [18F]fluorocholine dans la détection des récidives de cancer de la prostate : revue de la littérature et étude sur 195 patientsBiologie CliniquePARET Audrey2015
La standardisation des doses : une méthode pour optimiser la préparation des anticancéreux au Centre Hospitalier de VersaillesPharmacotechnieCALLANQUIN MarieConsulter la thèse2015
Étude de nouveaux biomarqueurs tumoraux et détermination de leurs impacts sur la réponse aux thérapies ciblées dans le traitement du cancer du seinBiologie CliniqueLION MaëvaConsulter la thèse2015
MUTATIONS DES ISOCITRATE DESHYDROGENASES DANS LES LEUCEMIES AIGUES MYELOIDES : VERS DE NOUVELLES APPROCHES THERAPEUTIQUESRecherche fondamentaleBOUTZEN Héléna2015
ETUDE CLINIQUE ET ECONOMIQUE DE LA PRISE EN CHARGE DU CANCER BRONCHIQUE NON A PETITES CELLULES AU STADE AVANCE OU METASTATIQUEPharmacoeconomie / Santé publiqueHUGUES Marion2015
Préparation des médicaments anticancéreux : mise en œuvre et évaluation d'un outil de formation théorique à destination des préparateurs en pharmacie hospitalièrePharmacotechnieDANGUY DES DESERTS Laurene2015
Toxicités d'une chimiothérapie adjuvante séquentielle FEC 100-Docétaxel dans le traitement du cancer du sein Etude comparative entre les patientes de plus et de moins de 65 ansPharmacie Clinique Oncologique BOIN Christopher2015
Tff1 Et Tff3 Dans Les Cancers Du SeinRecherche fondamentaleDELPOUS StéphanieConsulter la thèse2013
L’Erlotinib Est-Il Un Candidat Au Suivi Thérapeutique Pharmacologique ?Pharmacologie / PharmacocinétiquePETIT-JEAN Emilie2013
Optimisation De La Production D’Une Unité De Préparation Des Anticancéreux : Les Préparations Hospitalières.PharmacotechnieGAUTHIER MatthieuConsulter la thèse2013
Interet Du Bevacizumab Associe A Une Chimiotherapie Combinant Le Fluorouracile Et La Vinorelbine Dans Le Cancer Du Sein Metastatique Chez Des Femmes Prealablement Traitees Par Un Taxane.Pharmacie CliniqueFINZI JonathanConsulter la thèse2013
Prise En Charge Des Neutropenies Febriles Apres Chimiotherapie Dans Le Cancer Bronchique : Etude Retrospective Dans Le Service De Pneumologie Du Chu De CaenPharmacie CliniqueBREUIL Cécile2013
Evaluation De La Valeur Prédictive De L'Origine Cellulaire
Gc/Nongc Sur La Réponse Métabolique Des Traitements De
Première Ligne Des Patients Atteints De Lymphome B Diffus À
Grandes Cellules
Pharmacologie / PharmacocinétiqueVERRIERE Benjamin2013
Leucémies Aiguës Myeloïdes Secondaires Aux Traitements Dans Le Cancer Du Sein : Etude De Pharmaco-Epidemiologie Au Sein D’Un Centre De Lutte Contre Le Cancer.Pharmaco-économie / Pharmaco epidémiologieCORNEN Stéphanie2013
Actualisation Des Protocoles Antiemetiques Associes Aux
Chimiotherapies Au Chi De Creteil Création D’Outils Pratiques Et Évaluation De L’Impact Sur Les Patients
Pharmacie CliniqueTHIRIAT Nadine2013
Chimiothérapie Orale : Optimisation Du Lien Ville/Hôpital
Elaboration D’Un Dispositif De Coordination Entre L’Institut Bergonié Et Les Pharmacies D’Officine
Pharmacie CliniqueRENARD Pierre-YvesConsulter la thèse2013
Intérêt D'Une Consultation Pharmaceutique Dans La Prise En Charge
Des Interactions Médicamenteuses Des Patients De Plus De 65 Ans
Recevant Un Traitement Médical Pour Cancer.
Pharmacie CliniqueSTEVE-DUMONT MarieConsulter la thèse2013
Impact Des Comorbidites Sur L’Efficacite Et La Toxicite Des Immunochimiotherapies Prescrites En Premiere Ligne Dans La Leucemie Lymphoïde Chronique : Etude Rétrospective De 209 Patients Dans Le Réseau OncomipPharmacie CliniqueBOUVET Emmanuelle2013
Chimiothérapies Injectables À Domicile En Région Centre :
État Des Lieux Et Perspectives
Pharmacie CliniqueCOUDER FannyConsulter la thèse2013
Evaluation De L’Efficacité Et De La Toxicité Du Protocole Folfox En 1Ère Ligne Dans Le Cancer Colorectal Métastatique Chez Des Patients En Surpoids Ou Obèses Ou Ayant Une Surface Corporelle Supérieure À 2 M2Pharmacie CliniqueDUQUESNE Julien2013
Etude Rétrospective Monocentrique : Coût-Efficacité D'Une
Mobilisation Des Cellules Souches Périphériques Pour L'Autogreffe
De Patients Mauvais Mobilisateurs Atteints De Myélome Multiple Ou
De Lymphome Mobilisés Ou Non Par Plerixafor
Pharmaco-économie / Pharmaco epidémiologieLOISON Aurélien2013
Securisation De La Prise En Charge Medicamenteuse :
Apport D’Une Nouvelle Methode D’Analyse De Risques
Appliquee Au Circuit Des Chimiotherapies
Pharmacie CliniqueCOMTE Hélène2013
Impact Des Biotherapies Sur Le Pronostic Et Le Coût
De Prise En Charge Du Cancer Colorectal Metastatique
Pharmaco-économie / Pharmaco epidémiologieBICHARD Damien2013
Evaluation Des Pratiques De Prescription Des Serologies Et Des Charges Virales Du Virus Epstein-Barr Chez Les Greffes De Rein Et De Cellules Souches Hematopoietiques Aux Hopitaux Universitaires De StrasbourgPharmacie CliniqueFILALI Fécel2013
Le Composé 4321 : Étude D'Une Nouvelle Molécule Anti Angiogène Ayant Pour Cible Le Récepteur Au Vegf De Type 1 (Vegfr-1)Recherche fondamentaleALILI Jean-Meidi2013
Le Chemin Clinique Du Patient Recevant Une Chimiothérapie À L'Hôpital De Jour : En Route Vers Le Lean ManagementPharmacie CliniqueKLASEN Alison2013
Chimiotherapie Hyperthermique Intraperitoneale Peroperatoire : Etude Des Risques De Contamination Du Personnel Par Les Sels De Platine Au Bloc OperatoirePharmacie CliniqueGASTAUT Nadia2013
Etude De L’Hétérogénéité Moléculaire Et De La Réponse Thérapeutique
Des Néoplasies Myéloprolifératives Bcr-Abl1 Négatives
Recherche fondamentaleLESTEVEN Elodie2013
Suivi Therapeutique Pharmacologique Du Methotrexate Dans Le Cadre Des Protocoles Haute Dose En Hematologie Pediatrique : Analyse D’Une Cohorte MonocentriquePharmacologie / PharmacocinétiqueGUERRIERO Emilie2013
Posologie Élevée De Ganciclovir Pour Le Traitement Des Infections À
Cytomégalovirus En Hématologie Pédiatrique : Etude De La Cinétique
Des Charges Virales
Pharmacologie / PharmacocinétiqueCHAUVIN Cécile2013
Evaluation Du Bénéfice Et De La Tolérance Des Anthracyclines Après La Première Ligne Métastatique Chez Des Patientes Atteintes De Cancer Du SeinPharmacie CliniqueBERNHARD Sandrine2013
Manipulation Des Cytotoxiques En Milieu Hospitalier :
Outil D’Évaluation Du Risque D’Exposition Chimique Professionnelle
PharmacotechnieLê Laetitia Minh Mai2013
Étude De L’Impact De L’Utilisation De La Formule Mdrd Pour L’Estimation De La Fonction Rénale Des Patients Traités Par Sels De Platine Au Chru De ToursPharmacie CliniqueKUZZAY Marie-PierreConsulter la thèse2013
Evaluation Des Pratiques Professionnelles : Audit Clinique Sur
L’Utilisation De La Rasburicase Dans Le Syndrome De Lyse Tumorale
Pharmacie CliniqueANNEREAU MaximeConsulter la thèse2013
Communication Patient : Elaboration D'Outils D'Information Sur Le Circuit Des Chimiotherapies Injectables En Milieu HospitalierPharmacie CliniqueJOBARD MarionConsulter la thèse2013
Étude De La Stabilité Physique, Chimique Et Biologique
De Solutions Diluées De L-Asparaginase
Stabilitéd'HAYER Benoit2013
Immunothérapie Anti-Tumorale Active Par Vecteur Bactérien Vivant Attenué : Mise Au Point De L’Approche Vaccinale « Killed But Metabolically Active »Recherche fondamentaleCHAUCHET XavierConsulter la thèse2013
Étude Du Statut Mutationnel Du Facteur De Transcription Ikaros Dans La Cohorte De Leucémies Aiguës Lymphoblastiques B Suivies Aux Hôpitaux Universitaires De StrasbourgRecherche fondamentaleDUPUIS Arnaud2013
Revue De Morbi-Mortalité Sur Les Évènements Indésirables Associés À La Chimiothérapie Anticancéreuse : Quelle Organisation Pour Quels Résultats ?Pharmacie CliniqueLOTTIN Marion2013
Développement, Management Et Evaluation D’Un Projet Innovant En Milieu Hospitalier : Application Au Dispositif « Drugcam® »PharmacotechnieCHAUVET PierreConsulter la thèse2013
Rôle Des Plaquettes Dans L’Agressivité TumoraleRecherche fondamentaleDELAGE Judith2013
Potentiel Diagnostique Et Therapeutique Des Microarn
Application Au Carcinome Medullaire De La Thyroide
Recherche fondamentaleBOICHARD Amélie2013
LE RÔLE DU PHARMACIEN AU SEIN D’UNE ÉQUIPE SOIGNANTE : Mise en place et évaluation d’une activité de pharmacie clinique dans le service d’hospitalisation continue d’oncologie et d’hématologie du CHU de Brest.Pharmacie Clinique OncologiqueCharlotte TANGUY GOARIN2011
Faisabilité et intérêt diagnostique de la recherche de mutations dans les cancers thyroïdiens à partir des produits de cytoponctionsRecherche fondamentaleSéverine ALAIN2011
Prise en charge des patients en cancérologie : développement d’une prestation de pharmacie clinique adaptée aux besoins du centre hospitalier de BloisPharmacie Clinique OncologiqueMylaine CORJON2011
STABILITÉ DES MÉDICAMENTS ANTICANCÉREUX INJECTABLES APRÈS RECONSTITUTION ET DILUTIONStabilités Chloe BOUSQUETCHRU ToursConsulter la thèse2011
IDENTIFICATION D’UN NOUVEAU FACTEUR DE RISQUE DE RETARD D’ELIMINATION ET D’INTOXICATION AU METHOTREXATE : LES INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONSPharmacologie / PharmacocinétiqueRaoul SantucciGroupe Hospitalier Saint-Vincent - Clinique Sainte-AnneConsulter la thèse2011
DIX ANNEES D’EVOLUTION DE PRISE EN CHARGE DU CANCER DU SEIN METASTATIQUE : IMPACT CLINIQUE ET ECONOMIQUEPharmacoeconomie / santé publiqueSophie Perrin2011
PHARMACOCINETIQUE DE POPULATION ET RELATION PHARMACOCINETIQUE/PHARMACODYNAMIE DE L’ERLOTINIB (TARCEVA) CHEZ L’ADULTE ET L’ENFANTPharmacologie / PharmacocinétiqueElodie CIVADE2011
ADAPTATION DES POSOLOGIES D’ANTICANCÉREUX EN FONCTION DE LA SURFACE CORPORELLE CHEZ LES PATIENTS EN SURCHARGE PONDÉRALE ATTEINTS DE TUMEURS SOLIDES : REVUE DE LA LITTÉRATUREPharmacie Clinique OncologiqueEmilie DUBOSTCHU PoitiersConsulter la thèse2011
Effets de l’adrénaline sur les paramètres pharmacocinétiques du cisplatine administré au cours des chimiothérapies intrapéritonéales peropératoires : analyse en pharmacocinétique de populationPharmacologie / PharmacocinétiqueSylvain ONTENIENTE2011
Etude de stabilité d’une suspension d’azacitidine à 25 mg/mL en seringues de polypropylène après congélation à -20°C Application à la production en Unité de Reconstitution Centralisée des CytotoxiquesStabilités Audrey DURIEZ2011
EPIDEMIOLOGIE DES LEUCEMIES AIGUES DE PATIENTS DROMOIS ET ARDECHOIS DIAGNOSTIQUEES AU CENTRE HOSPITALIER DE VALENCE DE 2005 A 2010

Pharmacoeconomie / Santé publiqueLydvine RAIDELETCH AnnonayConsulter la thèse2011
Acquisition et mise en place d’un automate de contrôles analytiques des préparations injectables de cytotoxiques dans une unité de biopharmacie oncologique. Impact qualité et conséquences sur l’organisation de l’unité.Contrôles analytiquesJerome AUBERTCH ROUBAIXConsulter la thèse2011
ROLE DU RECEPTEUR DES XENOBIOTIQUES CAR (CONSTITUTIVE ANDROSTANE RECEPTOR) DANS LA REPONSE AUX CHIMIOTHERAPIES CONVENTIONNELLESRecherche fondamentaleGéraldine LEGUELINEL2011
IMPACT PRONOSTIQUE DE LA TEP AU 18FDG ET DE LA SCINTIGRAPHIE CORPS ENTIER A L’IODE 131 DANS LES CANCERS THYRO DIENS METASTATIQUESImagerie Elsa LEMOINE 2011
PHARMACIE CLINIQUE APPLIQUÉE A LA SÉCURISATION DU CIRCUIT DES ANTICANCÉREUX INJECTÉS PAR VOIE INTRATHÉCALE AU SEIN D’UN CENTRE RÉGIONAL DE LUTTE CONTRE LE CANCEPharmacie Clinique OncologiqueGuillaume MarliotCentre Oscar LambretConsulter la thèse2011
EVALUATION DE L’EFFICACITE ET DU COUT DE LA CHIMIOTHERAPIE NEOADJUVANTE DANS LE CANCER DU SEIN : ETUDE RETROSPECTIVE PORTANT SUR 80 PATIENTES TRAITEES AU CHU DE GRENOBLEPharmacoeconomie / Santé publiqueEmilie Franchon2011
Apports du pharmacien hospitalier en pharmacovigilance au sein d’un centre de lutte contre le cancer : Exemple des hémopathies myéloïdes induites par les chimiothérapies anticancéreusesPharmacologie / PharmacocinétiqueJulien RocquainINSERM U823 CHU GrenobleConsulter la thèse2011
IMPACT MEDICO-ECONOMIQUE DE LA PREVENTION DES ERREURS MEDICAMENTEUSES EN CANCEROLOGIE Etude prospective d’un an au Groupement Hospitalier Sud Hospices Civils de LyonPharmacie Clinique OncologiqueFlorence RANCHON2011
Rôle de l’amphiréguline dans la résistance du cancer du poumon non-à petites cellules au gefitinibRecherche fondamentaleBenoît BUSSERINSERM U823 CHU GrenobleConsulter la thèse2011
Intérêt et Mise en place au CHU d’Amiens du Suivi Thérapeutique Pharmacologique du Voriconazole et du Posaconazole Validation de la méthode de dosage par chromatographie liquide haute performance - barrette de diodesPharmacologie / PharmacocinétiqueCharlotte MAUGARD2011
IMPACTS CLINIQUE ET ECONOMIQUE DE L’UTILISATION DE NOUVELLES MOLECULES DE CHIMIOTHERAPIE DANS LE CANCER DU SEIN METASTATIQUE : ETUDE COMPARATIVE DE 2 COHORTES DE PATIENTES 1994-1998 et 2003-2006Pharmacie Clinique OncologiqueGuillaume GALYHopital Edouard HerriotConsulter la thèse2011
INFORMATIONS DE PHARMACOGENETIQUE A DESTINATION DES MEDECINS ET DES PHARMACIENS. EXEMPLE DES ANTICANCEREUX.Pharmacie Clinique OncologiqueLaetitia ALBERTINI2011
Impact des réarrangements des gènes EVI1 et PRDM16 sur les caractéristiques clinico-morphologiques et pronostiques des leucémies aiguës myéloblastiquesRecherche fondamentaleMarion Eveillard2011
Mise en place du contrôle terminal des préparations d’anticancéreux injectables par spectrométrie UV-visible-IRTF, Multispec® à l’Unité de Pharmacie Clinique et Cancérologique de l’Hôpital Bon Secours de Metz : Aspects analytiques et organisationnels.Contrôles analytiquesAlexandra CAMUTCHR Metz-Thionville Hopital Bon SecoursConsulter la thèse2011
ADAPTATION DE LA POSOLOGIE DES ANTI-CANCEREUX A LA FONCTION RENALEPharmacie Clinique OncologiqueMAI BA Cam UyenConsulter la thèse2011
PREVENTION DES TOXICITES SEVERES DE LA RADIO-CHIMIOTHERAPIE DANS LES CANCERS DE LA TETE ET DU COU PAR EFFET ANTIINFLAMMATOIRE DE L’IMMUNOMODULATION NUTRITIONNELLEPharmacie Clinique OncologiqueChristelle MACHON2011
DETERMINATION D’UN INDICATEUR D’ACTIVITE PERTINENT POUR LES PREPARATIONS EN PHARMACIE HOSPITALIERE : APPLICATION A DEUX ETABLISSEMENTS DE SANTEPharmacotechnie MALBRANCHE Charlotte2011
RÔLE DU MÉTABOLISME INTRA-TUMORAL DANS LA RÉSISTANCE AUX MÉDICAMENTS ANTICANCÉREUX : EXEMPLE DU RÔLE DES UDPGLUCURONOSYLTRANSFÉRASES 1A DANS LA RÉPONSE ARecherche fondamentaleÉlisa FRANTZ2011
Gammapathies monoclonales en Basse-Normandie : description de la population du Registre Régional des Hémopathies Malignes de Basse-Normandie et suivi d’une cohorte du service d’Hématologie Clinique du CHU de CAENPharmacoeconomie / Santé publiqueBénédikte Hébert2011
RECONSTITUTION DES POPULATIONS LYMPHOCYTAIRES APRES GREFFE DE SANG PLACENTAIRERecherche fondamentaleLaurence GLASMAN2011
EVALUATION TRANSVERSALE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES HEMATOLOGIE – PHARMACIE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS TRAITES PAR CHIMIOTHERAPIE ANTICANCEREUSEPharmacie Clinique OncologiqueAurélie LHUILLIER2011
Mise en place d’une préparation anticipée de doses arrondies de chimiothérapies anticancéreusesPharmacotechnie PHILIPPE Sandrine2011
Mise en place d’une éducation thérapeutique des patients traités par chimiothérapie anticancéreuse à l’Hôpital d’Instruction des Armées Sainte-Anne.Pharmacie Clinique OncologiqueIsabelle ALLEMANCH Ambroise Pare MArseilleConsulter la thèse2011
"UNE PREMIERE APPROCHE DANS LA SECURISATION DU CIRCUIT DES CHIMIOTHERAPIES ANTICANCEREUSES ADMINISTREES PAR VOIE ORALE : Etude de la perception de ces thérapeutiquesPharmacie Clinique OncologiqueEliane ORNG2011
EVALUATIONS CLINIQUE ET PHARMACO-ECONOMIQUE DE L’ASSOCIATION BEVACIZUMAB/IRINOTÉCAN DANS LA PRISE EN CHARGE DES GLIOMES MALINSPharmacoeconomie / Santé publiqueBich Nga PHAM2011
Suivi de la maladie résiduelle dans les leucémies aiguës lymphoblastiques avec réarrangement du gène MLLRecherche fondamentaleSophie KALTENBACH2011
ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE SUR L’ANALGÉSIE CONTRÔLÉE PAR LE PATIENT DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE : COMPARAISON ENTRE LA MORPHINE ET L’OXYCODONEPharmacoeconomie / Santé publiqueEmilie PENET2011
INACTIVATION PAR ARN INTERFÉRENCE DE LA SYNTHÈSE DE DEUX CYTOKINES IMPLIQUÉES DANS LA MYÉLOFIBROSE PRIMITIVE : TGF-β1 ET IL-1αRecherche fondamentaleSolène EVRARD2011
Comparaison des techniques CLHP-UV, UV/visible-IRTF et Spectroscopie Raman, appliquées au Contrôle de Qualité Analytique Libératoire des préparations injectables en milieu de soins : application à la classe des anthracyclines en cancérologieContrôles analytiquesAntoine MORICEAU2011
LE RÔLE DU PHARMACIEN AU SEIN D’UNE ÉQUIPE SOIGNANTE : Mise en place et évaluation d’une activité de pharmacie clinique dans le service d’hospitalisation continue d’oncologie et d’hématologie du CHU de BrestPharmacie Clinique OncologiqueCharlotte TANGUY GOARINCHRU BrestConsulter la thèse2011
Etude de la régulation post-transcriptionnelle de l’expression de la petite GTPase rhoB sous UVRecherche fondamentaleValérie Glorian-SchmittInstitut Claudius Regaud - ToulouseConsulter la thèse2011

Recommandations et Publications SFPO

Recommandation sfpo - Adaptation des ressources V2 (2019)
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Recommandation sfpo sur la réalisation de Consultations Pharmaceutiques en Oncologie
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Etude Impacto: Analyse descriptive des pratiques de pharmacie clinique en cancérologie
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Recommandations sfpo sur les Essais cliniques en Cancérologie
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Recommandation sfpo sur le circuit hospitalier des Médicaments de Thérapies Innovantes (MTI)
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The practical stability of anticancer drugs : SFPO and ESOP recommendations (2010)
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Stabilité : Guidelines 2011
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Recommandation sfpo - Anticorps monoclonaux et préparation centralisée
Communication affichée ESMO-ECCO Stokholm 2011
Recommandation

Etude Temodal - Communications
A multicenter prospective observational study of the conformity of temozolomide prescriptions in France. Tilleul P, cheap Brignone M, Hassani Y, Labrande C, Pedeboscq S, Gensollen S, Lahille B, Exinger D, Bertholle V, Billard M, Charlety D, Prebay D, Pinguet F, Taillibert S, Cartalat S, Chinot O, Borget I; Temozolomide Study Group of Société Française de Pharmacie Oncologique. Pharmacoepidemiol Drug Saf. 2012 Aug;21(8):828-34. doi: 10.1002/pds.3233. Epub 2012 Mar 15.

Prescription guidebook for temozolomide usage in brain tumors Tilleul P, Brignone M, Hassani Y, Taillandier L, Taillibert S, Cartalat-Carel S, Borget I, Chinot O. Bull Cancer. 2009 May;96(5):579-89. doi: 10.1684/bdc.2009.0865. Review. French.

2010-Chinot, Tilleul Journées Schering-Plough - Neuro-onco Bordeaux [Communication orale]

2010 - Tilleul - ESCP Lyon - [Communication orale]

2009 - Tilleul Hambourg [Communication orale]

2008-Tilleul Journée SFPO - Saint-Louis - [Communication orale]

2007-Tilleul Congrès SFPO - Nice - [Communication orale]

Prix et bourses 2015

Bourses 2015

Date limite de soumission: 15 Août 2015- Minuit

La Société Française de Pharmacie Oncologique (SFPO), en partenariat avec l’Académie Nationale de Pharmacie (ANP), attribue chaque année deux bourses de recherche en pharmacie oncologique et en cancérologie destinées à soutenir des travaux de recherche dans les domaines de la pharmacie oncologique et de la cancérologie.

Montant total : 12 000 euros

Affiche des bourses

1) Bourse SFPO / Académie Nationale de Pharmacie Objet : travaux de recherches appliquées

Montant : 6 000 euros

 

Date limite de soumission: 15 Août 2015- Minuit

2) Bourse E. Bzoura / Académie Nationale de Pharmacie / SFPO Objet : travaux de recherches fondamentaux

Montant : 6 000 euros

Date limite de soumission: 15 août 2015- Minuit

 

Prix Chugai / FNSIP / SFPO 2015

Date limite de soumission: 4 septembre 2015- Minuit

Trois prix, d’un montant global de 3 000€ auront pour vocation de récompenser et d’encourager la production de travaux réalisés par de jeunes confrères lors de leur internat. Le jury, présidé par Frédéric Pinguet et composé de Jean-François Tournamille, Jean-Louis Cazin, Pierre-Yves Grosse et François Lemare selectionnera les 3 meilleures thèses.

Brochure du prix de thèse 2015 CHUGAI-SFPO

Formulaire de candidature prix de thèse Chugai-SFPO 2015

Reglement-Prix_2015

 

Appel à communication sous forme orale ou Poster 2015

Date limite de soumission: 4 septembre 2015- Minuit

Le comité scientifique sélectionnera 10 communications qui seront présentées oralement en séance. Les autres travaux acceptés feront l’objet d’une présentation sous forme de posters. Des prix seront attribués parla SFPO. Les candidats non présents ne recevront pas de prix, ceux-ci seront alors attribués à la communication suivante par ordre de classement.

Un montant global de 1 000€ auront pour vocation de récompenser les meilleures 3 communications orales et 1 000€ supplémentaires pour les 5 meilleurs posters.

Règlement

Module web “Never Event intrathécale”

[button link="http://omedit-centre.fr/ITH/co/module_Detrompage_epidurale_intrathecale.html" size="large" target="_blank"]Suivre le module[/button]

 

Module en ligne sur les risques d'erreur d'administration par injection intrathécale au lieu de la voie intraveineuse.

L'objectif de ce module est de sécuriser l'administration de médicaments injectés par voie intrathécale.

 

11 mai 2012 : Stabilité du thalidomide en suspension

Une suspension orale de thalidomide à 290 mg/ml a été préparée en vidant le contenu de 12 capsules à 100 mg dans un mortier, 30 ml d’Or-Plus et 30 ml d’Ora-Sweet ont été ajouté.
Trois lots ont été préparés et placé dans des flacons plastiques ambrés avec un bouchon sécurisé et stockés à 3-5°C. Un ml a été prélevé dans les 3 fabrications immédiatement après la préparation et à J7, 14, 21, 28 et 35. Après dilution pour obtenir une concentration de 20 µg/mL avec un mélange acétonitrile/méthanol et dilué ensuite avec de la phase mobile, les échantillons ont été analysés par chromatographie liquide haute performance. La stabilité a été déterminée en évaluant le pourcentage de thalidomide restant, la stabilité a été définie si la concentration en thalidomide était supérieure à 90% de la concentration initiale.
Resultats : La concentration de thalidomide était supérieure à 95% après 35 jours. Aucun changement de couleur, d’odeur, de pH n’a été détecté. Aucun développement microbien n’a été mis en évidence.
Conclusion La suspension de thalidomide à 20 mg/mL dans un mélange 1 :1 d’OraPlus® et d’OraSweet® est stable 35 jours en flacon plastique ambré et conservé au réfrigérateur.
Abstract

Stabilité du trastuzumab

Physicochemical Stability of Diluted Trastuzumab Infusion Solutions in Polypropylene Infusion Bags.
Kaiser J, Kramer I.
Int J Pharm Compound 2011 ; 15, 6 : 515-520.

Les données existantes :
Les données indépendantes sur le trastuzumab sont inexistantes, le laboratoire indique une stabilité de 48 heures pour la solution reconstituée et 28 jours pour une présentation multidose commercialisée notamment en Suisse.
Pour les solutions de perfusion les données s’arrêtent à 24 heures.

Les données de la publication :
Le trastuzumab a été reconstitué avec 1 ml d’eau ppi pour obtenir une concentration de 21 mg/mL. Cette solution a ensuite été diluée dans du chlorure de sodium 0,9% aux concentrations de 0,4 et 4 mg/mL en contenant polypropylène (Freeflex®).
Les solutions ont été conservées entre 2 et 8°C ainsi qu’à température ambiante protégées ou non de la lumière.
La stabilité a été évaluée par :
chromatographie d’exclusion sur gel
spectrométrie UV
électrophorèse sur gel de polyacrylamide
mesure du pH
examen visuel
turbidimétrie
comptage particulaire

L’étude a été menée sur 4 semaines. Aucun produit de dégradation n’a été observé, les concentrations restent au dessus de 90% de la valeur initiale. La lumière n’a aucune influence sur la stabilité des perfusions.

Les auteurs concluent que les perfusions de trastuzumab étudiées sont stables 4 semaines au réfrigérateur.

Lien Abstract
Lien Stabilis

10 juillet 2012 : Stabilité du bévacizumab en seringues

Paul M, Vieillard V, Roumi E, Cauvin A, Despiau M.C, Laurent M, Astier A.
Long-termstability of bevacizumabrepackaged in 1 mLpolypropylene syringes for intravitreal administration.
Ann Pharm Fr 2012 ; 70, 3 : 139-154.

L’anticorps anti-angiogéniquebevacizumab est couramment utilisé par voie intravitréale, hors AMM, pour traiter la dégénération maculaire liée à l’âge ou d’autres pathologies ophtalmiques. Dans ce but, le bevacizumab commercial est reconditionné, en conditions aseptiques, dans des seringues de 1 mL en polypropylène.
Cet article présente uneétude complète sur la stabilité de cette préparation hospitalière.
Methodes. :Le bevacizumab commercial (25 mg/mL ; Avastin®) a été reconditionné aseptiquement en seringues polypropylène de 1 mL, stocké à 4 ◦C et analysé le jour même de la préparation (D0), 30 jours (D30) et 90 jours (D90). Des seringues ont été conservées pendant plus de huit mois pour observer de possibles signes d’instabilité. Plusieurs méthodes complémentaires et indicatrices de stabilité ont été utilisées pour étudier en détail la structure primaire, secondaire et tertiaire de l’anticorps durant la conservation : chromatographies ionique et d’exclusion de taille, carte peptidique, spectroscopie UV et IR en dérivée seconde, turbidimétrie, spectrométrie de diffraction laser, courbes d’agrégation thermique, examen microscopique avec analyse d’image.
Résultats :La solution commerciale de bevacizumab (25 mg/mL) peut être reconditionnée en toute sécurité en seringue polypropylène et stockée à + 4 ◦C pendant trois mois sans altération de sa structure primaire, secondaire et tertiaire. La seule différence observée est la contamination du contenu par des microgouttelettes d’huile de silicone, qui est immédiate et n’évolue pas en termes de taille et de nombre durant le stockage.
Conclusion :Les résultats supportent, du moins d’un point de vue pharmaceutique, l’utilisation hors AMM par voie intravitréale du bevacizumab reconditionné, avec une durée de stabilité validée de trois mois. Cette période de stabilité est largement suffisante dans les situations rencontrées en routine et supporte les pratiques courantes, comme les préparations à l’avance ou par lots, qui présentent des avantages majeurs en termes de respect des bonnes pratiques de fabrication, d’optimisation de la charge de travail et d’économies.

Lien Stabilis

Lien Ann Pharm Fr

Stabilité des solutions diluées de rituximab

Long-term stability of diluted solutions of the monoclonal antibody rituximab.
Paul M, Vieillard V, Jaccoulet E, Astier A.
Int J Pharm 2012 ; 436 : 282-290.

L’équipe du CHU Mondor, spécialiste des études de stabilité des anticorps monoclonaux vient de publier les travaux dont certains aspects avaient été présenté sous forme de posters aux congrès de la SFPO en 2009 et 2011.

L’étude est en parfait accord avec les recommandations de l’ICH Q5C concernant les molécules biologiques puisqu’elle utilise de nombreuses méthodes physiques, chimiques et biologiques complémentaires (turbidimétrie par absorbance à 350 nm, étude de la dérivée seconde en UV visible pour évaluer la structure tertiaire, mesure de la taille des agrégats (Nano ZS®), spectroscopie IR, chromatographie ionique, chromatographie d’exclusion, cartographie peptidique et mesure de l’activité biologique).

L’étude a montré une stabilité de 6 mois de la solution de rituximab à 1 mg/ml dans le chlorure de sodium 0,9% en poche Freeflex® conservée à 2-8°C.

Cette étude a des intérêts majeurs pour le fonctionnement de nos unités centralisées puisqu’elle permet une préparation à l’avance soit nominative soit à plus grande échelle (Dose Banding) avec de nombreux avantages :
économie de flacons
amélioration du planning de production de l’unité (production à l’avance en dehors des heures d’activité maximale)
amélioration du planning du service de soin
diminution ou élimination du temps d’attente des patients

Lien vers le résumé

Pour l’IGAS, les prix des anticancéreux sont trop favorables aux laboratoires

Selon le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) à la question : le prix aujourd’hui acquitté par la collectivité pour des traitements onéreux, notamment en cancérologie, même s’il s’agit d’un réel progrès scientifique, est il justifié ? La réponse est NON.

Remis fin avril au ministère de la santé, ce rapport, destiné à évaluer le dispositif spécifique de financement des médicaments innovants dans les établissements de santé, affirme que « la politique conduite pour favoriser l’innovation médicamenteuse, notamment en matière d’anticancéreux, apparait favorable à l’excès aux entreprises pharmaceutiques. »
Selon l’inspection, les médicaments onéreux ont coûté 3 milliards d’euros en 2011. « La croissance de ce poste de financement reste supérieure à celle de l’objectif national des dépenses d’assurances maladie pour les établissements MCO ». Entre 1999 et 2009, l’accroissement annuel de la dépense des anticancéreux et des immuno-modulateurs a été de 17.7%.
Les inspecteurs considèrent que « le dispositif nécessite d’être maintenu » mais préconisent « une évaluation plus systématiques des résultats obtenus ».
Partant d’une étude réalisée en 2009, les auteurs du rapport évaluent :
-   qu’un quart des médicaments de la liste présentent à la fois un progrès thérapeutique (ASMR de majeur à modérée) et un coût élevé.
-   28% des produits de la liste en sus ne présentent aucune de ces deux caractéristiques.
Quant aux règles de fixation des prix, elles « s’avèrent irrationnelles ». A la demande du ministère de la santé en 2002, la fixation des prix des médicaments remboursables par la sécurité sociale inclut un alignement des prix sur le pays voisins. En principe, il ne doit pas être inférieur aux prix le plus bas pratiqué sur les quatre principaux marchés européens : l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. Ors, Allemagne et Italie pratiquent des prix libres « c’est-à-dire décidés par les entreprises pharmaceutiques elles- mêmes » remarque le rapport, qui avance que l’alignement des prix « ne devrait plus avoir cours dans notre pays ».
Les deux auteurs du rapport proposent une « refonte en profondeur de la politique de financement de ces médicaments ».
Trois conditions devraient selon eux être requises pour figurer sur la liste en sus :
-   Traiter une affection engageant le pronostic vital.
-   Apporter un bénéfice thérapeutique majeur ou important.
-   S’appuyer obligatoirement sur une analyse coût/utilité.
Enfin, l’IGAS suggère le développement d’accord de « partage de risque » entre payeurs et entreprises pharmaceutiques ceci afin de rompre avec une situation ou « l’incertitude sur l’amélioration réellement apportée par un nouveau médicament a été supportée cliniquement par les patients et financièrement par la collectivité »…..Selon le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) à la question : le prix aujourd’hui acquitté par la collectivité pour des traitements onéreux, notamment en cancérologie, même s’il s’agit d’un réel progrès scientifique, est il justifié ? La réponse est NON.

Remis fin avril au ministère de la santé, ce rapport, destiné à évaluer le dispositif spécifique de financement des médicaments innovants dans les établissements de santé, affirme que « la politique conduite pour favoriser l’innovation médicamenteuse, notamment en matière d’anticancéreux, apparait favorable à l’excès aux entreprises pharmaceutiques. »
Selon l’inspection, les médicaments onéreux ont coûté 3 milliards d’euros en 2011. « La croissance de ce poste de financement reste supérieure à celle de l’objectif national des dépenses d’assurances maladie pour les établissements MCO ». Entre 1999 et 2009, l’accroissement annuel de la dépense des anticancéreux et des immuno-modulateurs a été de 17.7%.
Les inspecteurs considèrent que « le dispositif nécessite d’être maintenu » mais préconisent « une évaluation plus systématiques des résultats obtenus ».
Partant d’une étude réalisée en 2009, les auteurs du rapport évaluent :
-   qu’un quart des médicaments de la liste présentent à la fois un progrès thérapeutique (ASMR de majeur à modérée) et un coût élevé.
-   28% des produits de la liste en sus ne présentent aucune de ces deux caractéristiques.
Quant aux règles de fixation des prix, elles « s’avèrent irrationnelles ». A la demande du ministère de la santé en 2002, la fixation des prix des médicaments remboursables par la sécurité sociale inclut un alignement des prix sur le pays voisins. En principe, il ne doit pas être inférieur aux prix le plus bas pratiqué sur les quatre principaux marchés européens : l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. Ors, Allemagne et Italie pratiquent des prix libres « c’est-à-dire décidés par les entreprises pharmaceutiques elles- mêmes » remarque le rapport, qui avance que l’alignement des prix « ne devrait plus avoir cours dans notre pays ».
Les deux auteurs du rapport proposent une « refonte en profondeur de la politique de financement de ces médicaments ».
Trois conditions devraient selon eux être requises pour figurer sur la liste en sus :
-   Traiter une affection engageant le pronostic vital.
-   Apporter un bénéfice thérapeutique majeur ou important.
-   S’appuyer obligatoirement sur une analyse coût/utilité.
Enfin, l’IGAS suggère le développement d’accord de « partage de risque » entre payeurs et entreprises pharmaceutiques ceci afin de rompre avec une situation ou « l’incertitude sur l’amélioration réellement apportée par un nouveau médicament a été supportée cliniquement par les patients et financièrement par la collectivité »…..

L’INCa publie les résultats de trois appels à projets de recherche et innovation

Les volets cancer du Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) et du programme de Soutien aux techniques innovantes (PSTIC), financés par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), et le programme de recherche translationnelle en cancérologie cofinancé par la DGOS et l’INCa.
A la suite de ces appels à projets, 85 nouveaux projets ont été retenus : 56 projets dans le cadre du volet cancer du PHRC (dont deux projets sélectionnés sous conditions), 3 pour le volet cancer du STIC et 26 dans le cadre de l’appel à projets « Recherche translationnelle en cancérologie ».

Lettre aux professionnels de santé Ondensetron

Nouvelle restriction posologique concernant l’utilisation intraveineuse de l’ondansétron
En accord avec l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) et l’Agence Européenne des Médicaments (EMA), le laboratoire GSK souhaite vous informer de nouvelles recommandations importantes concernant l’utilisation intraveineuse de l’ondansétron (Zophren® et génériques).Les résultats d’une étude récente ont montré que l’ondansétron entraine un allongement dose-dépendant de l’intervalle QTc et conduisent à de nouvelles recommandations sur l’administration de Zophren® pour la prévention et le traitement des nausées et vomissements induits par la chimiothérapie ou la radiothérapie chez l’adulte : la dose intraveineuse unique de 16 mg (en perfusion d’au moins 15 minutes) ne doit pas être dépassée.

Lire la lettre

Les cancérologues inquiets sur les inégalités d’accès aux médicaments innovants en France

L’accès aux médicaments innovants sera l’un des sujets débattus lors des cinquièmes Rencontres de la cancérologie française qui se tiendront à Lyon les mardi 27 et mercredi 28 novembre
sur le thème des enjeux des développements en cancérologie et sous la présidence du Pr Véronique Trillet-Lenoir (Hospices civils de Lyon -HCL), alors qu’un nouveau Plan cancer devrait se préparer.
Lors d’une conférence de presse d’annonce des Rencontres de la cancérologie française,
des représentants de la cancérologie française ont manifesté leur inquiétude sur des inégalités d’accès aux médicaments innovants en France pour les patients atteints de cancer,
L’une des sessions plénières portera sur l’accès aux molécules innovantes ou en dehors de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) et la médecine personnalisée, sous l’égide de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Le Pr Josy Reiffers, président de la Fédération française des centres de lutte contre le cancer, (FNCLCC), s’est dit inquiet des nouvelles dispositions qui vont rendre l’accès aux thérapies innovantes plus difficile et qui devraient renforcer les inégalités d’accès rencontrées aujourd’hui.
Ces inégalités concernent des traitements non remboursés. "Cela commence à être dramatique avec des inégalités selon l’établissement [où le patient est pris en charge] mais même dans un même établissement selon le site", a-t-il ajouté.
"Certaines innovations sont difficiles d’accès car non remboursées alors même qu’elles peuvent conduire à des économies", a-t-il regretté, citant des tests complémentaires susceptibles d’éviter des traitements inutiles qui restent néanmoins non remboursés, ou encore le traitement des métastases pulmonaires par radiofréquences qui évite d’ouvrir le thorax.
"En l’absence de tarif, ce sont les Migac [missions d’intérêt général et d’aides à la contractualisation] qui financent mais cela relève de la colonne AC [aides à la contractualisation] qui est la cible de plus d’économies et nous sommes très inquiets là-dessus". Cela dépend des possibilités budgétaires des agences régionales de santé (ARS) et de celles de l’établissement, d’où les inégalités territoriales et entre établissements.
Plusieurs médicaments posent des difficultés actuellement. Ils ont reçu une AMM européenne et ne sont donc plus disponibles dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Dans l’attente de l’obtention d’un prix de remboursement, les établissements ne peuvent pas les facturer hors GHS et le "bras de fer entre les laboratoires et l’Etat" pour négocier le prix peut être long, ont indiqué les cancérologues.
Ainsi, dans le traitement du mélanome, "l’ipilimumab [Yervoy®, BMS] n’a pas encore de prix de remboursement fixé et est inaccessible à la quasi-totalité des établissements ».
D’autres spécialités sont dans le même cas comme Javlor® (vinflunine, Pierre Fabre) dans le cancer de la vessie, sorti de la liste T2A en mars, Yondelis® (trabectédine, Pharmamar) dans les sarcomes (il est remboursé dans le cancer de l’ovaire) ou encore Jevtana® (cabazitaxel, Sanofi) dans le cancer de la prostate, a précisé à l’APM le Pr Pierre Fumoleau, directeur du Centre Georges-François Leclerc de Dijon.
Cela va plus vite pour les produits administrés par voie orale comme pour l’abiratérone (Zytiga®, Janssen, groupe Johnson & Johnson) qui a obtenu récemment son inscription au remboursement dans le cancer de la prostate.
Plus généralement, "se pose la question du financement des établissements de santé prenant en charge la maladie cancéreuse car les progrès de la recherche modifient la prise en charge de façon colossale avec beaucoup plus d’ambulatoire. Or le financement des établissements repose sur des séjours et la réactivité par rapport à l’innovation est extrêmement faible", a estimé le Pr Reiffers. "Je me demande si la T2A [tarification à l’activité] n’a pas atteint ses limites", a-t-il déclaré.
Le coût des thérapies innovantes et l’accès à ces traitements devront être "une priorité des priorités du prochain Plan cancer" qui a été annoncé, a estimé le Pr Trillet-Lenoir.
Pour le Dr Bernard Couderc, président de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (UNHPC) et du Conseil national de cancérologie, avoir un nouveau Plan cancer est "une chance mais aussi une responsabilité". Il faudra poursuivre la lutte contre les inégalités et les réseaux régionaux et de territoire seront un atout pour y parvenir, a-t-il ajouté.

L’Institut Curie à Paris lance l’essai SHIVA uniquement basé sur le profil biologique de la tumeur pour faire la preuve de la supériorité de la médecine personnalisée sur les approches traditionnelles en cancérologie

L'essai SHIVA vise à "sortir du dogme de l'organe" pour traiter la maladie en fonction de son profil moléculaire, a indiqué le Dr Christophe Le Tourneau, oncologue médical à l'Institut Curie et responsable de l'essai.
"Depuis Herceptin®, la première thérapie ciblée approuvée en 1998 dans le cancer du sein surexprimant HER2, qui a ensuite été homologuée dans les cancers de l'estomac, il existe une vingtaine de thérapies ciblées approuvées en oncologie solide visant des anomalies présentes dans tous les cancers avec une incidence qui varie selon l'organe. Est-il toujours légitime de développer ces molécules par type tumoral comme la chimiothérapie ou ne serait-il pas mieux de le faire sur la base du profil moléculaire de la tumeur?", a t-il expliqué.
"L'objectif de l'essai SHIVA est de démontrer que cette stratégie de médecine personnalisée est meilleure. C'est un essai de preuve du concept", a-t-il ajouté.
L'essai s'adresse à des patients ayant un cancer métastatique en échec thérapeutique après les traitements conventionnels, toutes tumeurs confondues (même rares) à condition d'avoir un site métastatique biopsiable. Une recherche systématique des anomalies biologiques pour lesquelles il existe des thérapies ciblées approuvées va être proposée quel que soit le cancer dont ils sont atteints, alors que jusqu'à présent, les anomalies recherchées dépendaient de la localisation tumorale initiale (HER2 pour le sein, EGFR pour le poumon...).
L'essai va inclure ses premiers patients en octobre. Prévu sur une période de trois ans, il va réaliser un profil moléculaire avec la recherche d'une quarantaine d'anomalies moléculaires pour un millier de patients après biopsie, avec l'objectif de trouver une anomalie pour laquelle il existe une thérapie ciblée homologuée. La surexpression des récepteurs hormonaux sera également recherchée.
Le compte rendu sera étudié en staff biomoléculaire pour hiérarchiser les anomalies et proposer une thérapie ciblée ayant déjà une indication ou un traitement conventionnel de chimiothérapie (bras contrôle), après randomisation. Le critère d'évaluation principal sera la survie sans progression.
Si aucune anomalie bénéficiant d'un traitement homologué n'est trouvée, les patients pourront participer à un essai de phase I ou II pour recevoir un traitement en développement. De même, ces inclusions seront aussi proposées en cas de progression.

Les anomalies seront recherchées pour l'EGFR, HER2, PI3K-AKT mTOR, KIT, RET, PDGFR, BRAF, LKB1, SARK, FLT3.
Un panel d'une dizaine de molécules en monothérapie sera proposé: l'imatinib , l'évérolimus le vemurafénib,le sorafénib, l'erlotinib, le trastuzumab et le lapatinib en association, le dasatinib, l'abiratérone et le tamoxifène ou le létrozole.
L'essai est promu par l'Institut Curie mais va aussi se dérouler dans six autres CLCC partenaires -le Centre Léon Bérard à Lyon, l'Institut de cancérologie de l'Ouest-René Gauducheau à Nantes, l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille, le Centre Georges-François Leclerc à Dijon, l'Institut Claudius Regaud à Toulouse et le Centre Alexis Vautrin à Nancy-, et probablement dans d'autres centres ensuite.
"C'est une première mondiale car c'est le premier essai toutes tumeurs confondues avec une randomisation face aux traitements conventionnels. Si les résultats sont positifs, nous pourrons changer de paradigme et ne plus développer les médicaments en fonction de la localisation cancéreuse mais en fonction de la biologie de la tumeur. Nous pourrons alors franchir le pas vers la médecine personnalisée", le Dr Le Tourneau.
"Ce serait un changement culturel très important" d'aller vers des traitements dirigés par la biologie (biology-driven), a souligné le Pr Pierre Teillac, directeur de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie.
Le projet nécessite un financement de 5 millions à 6 millions d'euros dont 1,5 million pour les 1.000 profils et de l'ordre de 3 millions pour les médicaments.
L'Institut Curie débute l'essai avec des dons et legs et sur l'assise que lui ont donné les financements du grand emprunt (comme Equipex et ICGex pour les plates-formes). D'autres financements vont être sollicités comme le programme hospitalier de recherche clinique (PHRC). L'Institut Curie est en pourparlers avec les industriels pour le financement des traitements et des recommandations temporaires d'utilisation (RTU) pourraient être sollicitées.
En parallèle de l’essai SHIVA, l'Institut Curie coordonne un projet européen, l’essai RAID sur les cancers du col de l'utérus afin d'identifier des bio-marqueurs de réponse aux traitements.

En parallèle de l’essai SHIVA, l'Institut Curie coordonne un projet européen, l’essai RAID sur les cancers du col de l'utérus afin d'identifier des bio-marqueurs de réponse aux traitements
L'institut Curie est coordonnateur de l’essai européen RAID qui a pour objectif le développement de marqueurs afin de prédire la réponse aux traitements.
L'essai RAID (Rational Assessment and Innovative Drug selection) va rechercher les anomalies moléculaires chez 1.000 patientes de sept pays européens (Allemagne, France, Hongrie, Moldavie, Pays-Bas, Roumanie et Serbie) afin de mieux comprendre la complexité des cancers du col, a précisé le Dr Suzy Scholl, oncologue médicale à l'Institut Curie et coordonnatrice de l'essai.
Avec près de 500.000 cas diagnostiqués chaque année et 270.000 décès, le cancer du col de l'utérus est le deuxième cancer féminin en termes de fréquence dans le monde. En Europe, 34.000 femmes sont atteintes chaque année et 16.000 décèdent des suites d'un cancer du col avec une fréquence plus élevée (trois à quatre fois plus) dans les pays de l'Est où le dépistage est moins développé.
Bien que l'origine de ce cancer soit connue (une infection à papillomavirus humain -HPV), son évolution est très variable d'une patiente à l'autre.
Le profil moléculaire sera établi pour 700 patientes. Le séquençage sera réalisé en grande partie en Hongrie et les analyses bio-informatiques et bio-statistiques seront centralisées à l'Institut Curie. L'objectif est d'établir un lien entre la présence de certaines anomalies et l'évolution de la tumeur ou la réponse au traitement afin d'identifier des bio-marqueurs prédictifs de l'évolution tumorale mais aussi de la réponse aux traitements standard de ce cancer, la chimiothérapie et la radiothérapie.
L'essai devrait commencer fin octobre.
Dans un deuxième temps, l'efficacité de nouvelles pistes thérapeutiques sera évaluée. A partir de l'analyse moléculaire complète des tumeurs, il sera possible de proposer des thérapies ciblées.
Un essai devrait être mené avec un vaccin thérapeutique (immunothérapie) chez des patientes dont la tumeur est HPV+. Il s'agit d'un vaccin qui cible E6 et E7, oncogènes du sous-type HPV-16, développé par la société néerlandaise ISA Pharmaceutical. Un autre essai sera mené avec l'antiviral cidofovir.
L'essai RAID bénéficie d'un financement européen de 6 millions d'euros. Des dossiers seront présentés pour d'autres appels d'offres afin de trouver des financements complémentaires

Le pazopanib / VOTRIENT® en phase III dans les sarcomes des tissus mous

Un essai de phase III dans les sarcomes des tissus mous non adipocytaires métastasés montre que, après l’échec de la chimiothérapie standard, le pazopanib, inhibiteur multicible de tyrosine kinase, améliore la survie globale et la survie sans maladie.

Les sarcomes des tissus mous (1 % des cancers de l’adulte) constituent un groupe de cancers mésenchymateux rares qui incluent environ 50 types histologiques. À l’exception des GIST (tumeurs stromales gastro-intestinales), le développement de nouveaux traitements systémiques a peu progressé ces dernières décennies. En cas de métastases, la survie est d’environ 12 mois.
Le traitement de première ligne, en dehors des GIST, repose sur une anthracycline soit seule soit associée à l’ifosfamide. La seule vraie nouveauté a été la trabectedine YONDELIS®, approuvée en Europe en 2007.
Dans l’angiosarcome, la gemcitabine avec dacarbazine ou docetaxel et paclitaxel, semblent améliorer la survie. Les thérapies ciblées comme l’imatinib et le sunitinib ont une activité dans les GIST et le dermatofibrosarcome portuberans.
Des études de phase II (mais pas de phase III) ont été faites avec des traitements antiangiogéniques. Le pazopanib est un anti-VEGFR qui a déjà l’AMM dans le cancer du rein métastasé.
Après des essais de phase II, l’essai de phase III PALETE avec le pazopanib contre placebo a été conduit dans 72 centres de 13 pays auprès de 369 patients atteints d’un sarcome des tissus mous non adipocytaire métastasé après échec de la chimiothérapie standard.
Après une période médiane de suivi de 15 mois, l’équipe a constaté que la survie sans progression était améliorée de 3 mois avec le pazopanib (4-6 mois) vs 1,6 mois pour les patients recevant le placebo. Toutefois, la survie globale entre les deux groupes n’était pas significativement différente – 12,5 mois dans le groupe pazopanib contre 10,7 dans le
Entre les deux groupes, l’auto-évaluation de la qualité de vie ne différent pas considérablement. Cependant, l’équipe a constaté que la fatigue, des nausées et la diarrhée étaient significativement plus mauvais chez les patients du groupe pazopanib.
La survie sans progression améliorée chez les patients de tous âges et quelque soit le sous-groupe histologique. Pazopanib est le premier agent actif par voie orale pour les patients atteints de sarcomes des tissus mous (à l’exclusion des liposarcomes et des GIST) et peut être une nouvelle option de traitement pour les patients atteints de ce groupe rare de tumeurs.

L’INCA labellise six nouveaux SIRIC (Sites de recherche intégrés sur le cancer)

La labellisation de cinq SIRIC d’ici à 2013 constitue une mesure phare du Plan cancer 2009-13 (mesure 1).

Deux premiers SIRIC ont été identifiés parmi 12 candidats en juin 2011, l’Institut Curie et le groupement de coopération sanitaire (GCS) Lyric formé par le Centre Léon Bérard et les Hospices civils de Lyon (HCL).
Neuf candidats ont répondu au nouvel appel à candidatures lancé par l’Inca en 2011. Six d’entre eux ont été retenus par le jury international réuni par l’Inca, portant le nombre de SIRIC à huit.
Il s’agit des dossiers de Bordeaux, Lille, Marseille, Montpellier et des deux dossiers parisiens portés l’un par l’Institut Gustave Roussy (IGR) à Villejuif (Val-de-Marne) et l’autre par l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP, Paris, AP-HP)-Institut Cochin.
Le financement de ces sites sera assuré conjointement par une dotation de l’Inca, du ministère de la santé et de l’Inserm. La dotation globale pour ces centres est de 56 millions d’euros répartis sur cinq ans.
Le site de Bordeaux, porté par l’Institut Bergonié, propose six programmes de recherche intégrée, dont quatre centrés sur une pathologie (sarcomes, leucémies, cancers du sein et du foie) et deux sur des problématiques transversales (thérapeutiques ciblées et oncogériatrie).
Le site de Lille, porté par le GCS C2RC (Centre régional de référence en cancérologie) propose deux programmes, mobilisant la communauté scientifique et médicale sur les problématiques de la résistance de la tumeur et de l’hôte aux traitements locorégionaux, ainsi qu’à la dormance et la persistance tumorale.
Le site de Marseille, porté par le GCS Paca-Ouest, lance quatre programmes intégrant toutes les étapes de la recherche, depuis la biologie fondamentale jusqu’aux questions socio-économiques. Chacun d’entre eux est centré sur une pathologie (glioblastomes, hémopathies malignes, cancers du sein et du pancréas).
Montpellier Cancer, porté par le Centre Val d’Aurelle-Paul Lamarque, propose quatre programmes, dont l’un est guidé par une pathologie (cancer colorectal) et deux par des problématiques transversales (radiothérapie personnalisée et résistance aux traitements). Un programme spécifique de sciences humaines et sociales est dévolu principalement aux adaptations psychosociales face aux cancers.
L’IGR s’est concentré sur trois programmes complémentaires : le premier est consacré aux mécanismes intracellulaires du cancer (instabilité génétique), le deuxième aux mécanismes extracellulaires (immunologie) et le troisième, à une approche innovante de médecine moléculaire du cancer.

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Le second site parisien, qui réunit les forces de l’HEGP et de l’Institut Cochin, propose trois programmes. Les deux premiers portent sur l’identification de biomarqueurs génétiques, épigénétiques et immunologiques, visant à des progrès diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. Les dimensions éthique et psychosociale de la prise en charge du cancer seront couvertes par un troisième programme transversal.

Intéractions médicamenteuses en cancérologie

Une synthèse du thésaurus publié par l’afssaps en mars 2012 que vous retrouverez dans le prochain Onconews (F. Castaldo)
THESAURUS DES INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES
AFFSAPS MARS 2012
CI Association contre indiquée
ASDEC Association déconseillée
PE Précaution d’emploi
APEC Association à prendre en compte
POINT EN CANCEROLOGIE
CYTOTOXIQUES ET THERAPIES CIBLEES

Deux nouvelles thérapies ciblées dans le mélanome

Le mélanome métastasé voit sa situation changer de façon spectaculaire.

Deux molécules efficaces l’année dernière, l’ipilumumab et le vémurafénib, deux, cette année : le dabrafenib et le trametinib, deux molécules de laboratoire GSK.
Un nouvel inhibiteur de BRAF, le dabrafénib
Le traitement de référence du mélanome métastatique repose sur une chimiothérapie, la dacarbazine, ou de fortes doses d’IL2. Alors qu’environ 50 % des mélanomes ont une mutation du gène BRAF, il s’agit dans 80 à 90 % des cas de la mutation V600E. Le dabrafénib, inhibiteur de kinase BRAF, s’est révélé plus efficace que le traitement de référence, la dacarbazine, en cas de mutation BRAF V600E. La médiane de survie sans progression était de 5,1 mois dans le groupe dabrafénib par rapport à 2,7 mois dans le groupe dacarbazine.
Dans cette étude internationale de phase III, seuls les sujets, 250 au total, ayant un mélanome de stade IV ou de stade III non résécable, non traité précédemment et porteur de la mutation V600E étaient inclus dans l’étude. Les sujets étaient randomisés selon une répartition 3/1 entre les groupes dabrafénib (187) et dacarbazine (63). Les effets secondaires dans le groupe dabrafénib étaient essentiellement cutanés à type de lésions prolifératives de type hyperkératose, papillomes ou d’érythrodysesthésie palmo-plantaire. Fièvre, asthénie, céphalées et arthralgies ont été également rapportées. Les effets secondaires graves étaient rares dans les deux groupes.
Les données sur la survie globale sont attendues.
Un inhibiteur sélectif de MEK1 et MEK2, le trametinib
Inhibiteur oral sélectif de MEK1 et MEK2, le trametinib a fait l’objet d’un essai de phase III qui a porté sur 322 patients ayant un mélanome métastasé avec mutations V600E ou V600K de BRAF. De façon randomisée, ils ont reçu soit du trametinib per os (2 mg/j) soit une chimiothérapie toutes les trois semaines à base de dacarbazine I. V. ou à base de paclitaxel.
La survie sans progression a été de 4,8 mois sous trametinib contre 1,5 mois sous chimiothérapie. La survie globale à six mois a été de 81 % dans le groupe trametinib contre 67 % dans le groupe chimiothérapie (malgré la possibilité de faire un cross over vers le groupe trametinib en cas de progression). Les effets secondaires les plus toxiques sous trametinib ont été : éruption, diarrhée et œdèmes et ont été gérés par interruption ou réduction de dose.

Cancers bronchiques non à petites cellules : le tivantinib (ARQ 197), nouvel ITK prometteur

Le tivantinib, des laboratoires Daiichi-Sankyo, est un inhibiteur spécifique du récepteur c-Met.

Le facteur de croissance des hépatocytes (HGFR) est un facteur de croissance dont le récepteur tyrosine kinase MET est présent majoritairement dans les cellules d’origine épithéliale.
L’amplification du gène MET est mise en cause dans de nombreux processus oncogéniques.
En effet, l’activation de MET diminue le potentiel d’adhésion cellulaire, augmente la motilité cellulaire, réduit l’apoptose et augmente la prolifération cellulaire.
L’amplification de MET est associée à un mauvais pronostic pour les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules mais également à une résistance secondaire aux ITK anti-EGFR.

Une étude de phase III, MARQUEE, multicentrique, randomisée en double aveugle, compare l’efficacité du tivantinib associé à l’erlotinib à celle du placebo associé à l’erlotinib chez des patients lourdement prétraités atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique.
L’objectif principal est la survie globale. Les résultats sont attendus courant 2013.
L’arrivée de molécules inhibitrices de MET permettra peut être, en les associant aux ITK anti-EGFR de repousser la progression des patients sous ces traitements.

Cancer du sein et vitamine D : grande question à une inconnue

L’équipe du CLCC Val d’Aurelle de Montpellier montre une augmentation de la carence en vitamine D chez les femmes traitées par chimiothérapie pour cancer du sein.

Question : est-ce le cancer qui augmente la carence en vitamine D ou bien est-ce la carence en vitamine D qui provoque ou accentuerait le risque de cancer  ? La réponse n’est pas connue.
Cette carence augmente tant en fréquence qu’en profondeur au cours des chimiothérapies néo-adjuvantes. En début de traitement, la carence en vitamine D concerne 79,5 % des patientes  ; en fin de traitement néo-adjuvant, 97,4 % (dont 23,4 % de carences sévères).
L’étude a été conduite mars 2007 et août 2008 auprès de 77 femmes sous chimiothérapie néo-adjuvante. Ces patientes ont été comparées à 6 948 femmes témoins.
Les femmes témoins présentent fréquemment un déficit en vitamine D  ; mais celui-ci est moindre et moins fréquent que chez les femmes traitées pour un cancer du sein. Par ailleurs, le déficit des femmes sous chimiothérapie s’aggrave en fin de traitement.
La question qui se pose : faut-il ou non supplémenter en vitamine D les femmes atteintes d’un cancer du sein  ? Une étude randomisée de phase III (VITACAL) a été lancée au centre Val d’Aurelle dans le but de connaître l’impact d’une augmentation de la supplémentation en vitamine D chez ces patientes carencées.
L’objectif est de comparer deux traitements de supplémentation vitamino-calcique, l’un standard et l’autre comportant une augmentation des doses prescrites de manière adaptée à la carence en vitamine D chez les patientes ayant un cancer du sein.
Ce travail permettra peut être de savoir si le cancer augmente la carence en vitamine D ou bien si c’est la carence en vitamine D qui provoque ou accentue le cancer.

Cancer du rein : le taux sanguin de LDH prédit la survie sous temsirolimus

Le taux sanguin de LDH est un biomarqueur pronostique et prédictif du bénéfice en survie apporté par l’inhibiteur de mTOR temsirolimus (Torisel®, Pfizer) dans le traitement du cancer du rein métastatique.

La lactate déshydrogénase (LDH) est une enzyme impliquée dans la glycolyse anaérobie et régulée par la voie de signalisation mTOR tout comme la nécrose/hypoxie tumorale. Des taux élevés de LDH sériques sont associés à un moins bon pronostic des patients atteints de cancer dont le carcinome des cellules rénales.
Une analyse rétrospective publiée dans le Journal of Clinical Oncology (JCO) a été réalisé par Andrew Armstrong du Duke Cancer Institute à Durham (Caroline du Nord) et ses collègues.
Ils ont analysé les taux sériques de LDH avant et après traitement auprès de 404 patients traités par le temsirolimus ou l’interféron alpha pour un cancer du rein de mauvais pronostic dans le cadre de l’essai randomisé international de phase III qui a montré une amélioration de la survie globale avec l’inhibiteur de mTOR dans le cancer du rein avancé de pronostic défavorable.
Pour ces patients de mauvais pronostic pour lesquels le taux de LDH était disponible, la médiane de la survie globale était de 10,6 mois avec le temsirolimus contre 7,1 mois avec l’interféron, ce qui correspond au résultat de l’étude globale (626 patients).
Le risque de décès était multiplié par 2,81 si les patients avaient un taux de LDH prétraitement supérieur à la normale par rapport à ceux qui avaient un taux inférieur à la normale, ce qui confirme la valeur pronostique de cette enzyme.
De plus, le taux de LDH prétraitement était prédictif du bénéfice en survie conféré par le temsirolimus. Pour les 140 patients dont le taux de LDH était augmenté, la médiane de la survie globale était nettement améliorée sous temsirolimus à 6,9 mois contre 4,2 mois avec l’interféron. La survie à 6 et 12 mois était de 53,7% et 34,3% pour le temsirolimus et de 39,5% et 12,7% pour l’interféron.
Pour les 264 patients ayant un taux normal, la survie globale n’était pas améliorée sous temsirolimus (11,7 mois vs 10,4 mois).
D’autres études sont nécessaires pour confirmer et valider ces résultats de manière prospective. Le taux sérique de LDH pourrait devenir un biomarqueur prédictif de cette classe d’agents anticancéreux.

Cancer de la Prostate : les hormonothérapies de deuxième ligne

Plutôt que d’hormono-résistance, il faut dorénavant parler de résistance à la castration depuis l’émergence de nouvelles hormonothérapies .
Il est actuellement clairement démontré que, en cas de résistance à la castration, la prolifération tumorale reste dépendante de la signalisation par le récepteur aux androgènes (RA). Les cellules du cancer de la prostate développent une résistance à la castration par l’acquisition de modifications biologiques caractérisées par une surexpression du RA et une surexpression d’enzymes impliquées dans la synthèse des androgènes.
Le maintien des androgènes intratumoraux constitue un mécanisme de croissance des cancers de la prostate résistant à la castration, capable d’activer les gènes cibles du RA (comme le prouve l’augmentation du PSA) et de maintenir les cellules tumorales vivantes.
Ainsi, il a été montré que les taux de testostérone et de dihydrotestostérone (DHT) dans les cellules tumorales restaient élevés malgré des testostéronémies à un niveau de castration. On constate une augmentation de l’expression d’enzymes convertissant des androgènes surrénaliens ou la progestérone en testostérone dans les cancers résistant à la castration.
Les résultats cliniques de l’acétate d’abiratérone, un inhibiteur de la CYP17 qui régule la synthèse des androgènes, et du MDV3100, un antiandrogène de deuxième génération, viennent de confirmer ces concepts.
Une privation hormonale (par agoniste ou antagoniste de la LH-RH ou pulpectomie) doit être maintenue avec ces deux traitements dans les cancers résistant à la castration.
L’acétate d’abiratérone ZYTIGA®
L’acétate d’abiratérone est une petite molécule, biodisponible par voie orale, inhibant de façon puissante et sélective la CYP17. La synthèse des androgènes dépend d’une enzyme, la CYP17, qui catalyse deux réactions clés (la 17 alphahydroxylase et la 17,20 lyase). L’acétate d’abiratérone bloque la production de testostérone au niveau des testicules, des glandes surrénales et des cellules tumorales prostatiques.
Il en résulte une élévation de l’ACTH avec un syndrome d’hypersécrétion de minéralocorticoïdes caractérisé par une rétention hydrosodée, une hypokaliémie et une hypertension. L’utilisation systématique d’une corticothérapie à faible dose (10 mg/j de prednisone) supprime cette élévation d’ACTH et les signes d’hyperaldostéronisme.
L’acétate d’abiratérone a été agréé par la FDA et l’EMEA dans les cancers de la prostate métastatiques résistant à la castration après docétaxel, les résultats d’une importante étude de phase III (COU-AA-301) ayant montré un gain en survie globale. Il est nécessaire de contrôler régulièrement l’ionogramme sanguin, les transaminases et la pression artérielle. Les effets secondaires sont limités à un risque faible d’hypokaliémie (3 % de grade 3-4), de troubles hépatiques (3,5 %), d’œdèmes des membres inférieurs (2,3 % de grade 3-4) et d’hypertension (9,7 % tous grades, 1,3 % de grade 3-4).
Les résultats, présentés à l’ASCO, d’une deuxième étude de phase III (COU-AA-302) chez des patients métastatiques résistant à la castration et chimio-naifs devraient aboutir à généraliser l’association abiratérone / prednisone, comme nouveau standard, en première ligne de traitement chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à l’hormonothérapie conventionnelle. En effet, les résultats montrent un bénéfice significatif de l’abiratérone sur tous les objectifs de l’étude :par rapport au placebo la PFS est augmentée de 57% et la survie globale de 25%.
Un autre inhibiteur de la CYP17, le TAK700 (Orteronel), est en cours de développement avec deux essais de phase III en cours versus placebo après et avant docétaxel, également en association avec la prednisone.
Le MDV3100.
Le MDV 3100 est un nouvel antiandrogène, appartenant à une nouvelle famille (les diarylthiohydantoïnes), dont l’affinité pour le RA est de 5 à 8 fois supérieure à celle du bicalutamide / CASODEX®. Le MDV 3100, après s’être fixé au RA, empêche sa translocation et sa fixation à l’ADN et diminue le recrutement des coactivateurs de la transcription. Il n’a pas d’action agoniste et n’entraîne donc pas de syndrome de retrait.
Deux études de phase III sont en cours :
L’étude AFFIRM versus placebo, réalisée chez les patients ayant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration et évoluant après une chimiothérapie par docétaxel, vient de montrer un bénéfice sur la survie globale. Les effets secondaires sont limités à une asthénie modérée. Le risque de convulsion rapporté a été de 0,6 %.
L’étude PREVAIL sur le même schéma, est en cours chez les patients ayant un cancer de la prostate résistant à la castration, métastatique, peu ou pas symptomatiques et progressifs, non prétraités par chimiothérapie.

Arrivée dans le cancer du sein de l’éribuline HALAVEN® en troisième ligne du cancer du sein métastatique

Le médicament, agréé aux collectivités, est inscrit sur la liste T2A et son tarif de responsabilité vient d’être publié au Journal officiel.

La molécule, découverte dans une éponge marine japonaise, est depuis synthétisée par voie chimique. Première de la classe des halichondrines, c’est un inhibiteur de la polymérisation des microtubules, qui agit en piégeant la tubuline dans des agrégats non fonctionnels, sans effet sur la dépolymérisation, ce qui est différent des modes d’action des taxanes et des vinca-alcaloïdes.
L’autorisation de mise sur le marché a été obtenue sur la base des résultats de l’étude EMBRACE, dans laquelle les patientes ont été randomisées entre l’éribuline et une stratégie consistant à donner un traitement choisi par le médecin (qui a été dans 97% des cas une autre chimiothérapie).
Les 762 patientes présentaient un cancer du sein localement avancé ou métastatique et devaient avoir reçu au moins deux lignes de chimiothérapie ayant inclus une anthracycline et un taxane.
L’éribuline a été associée à une augmentation de 2,5 mois de survie globale en médiane (13,1 mois contre 10,6 mois), soit une augmentation de 20% de l’espérance de vie.
D’ores et déjà, l’éribuline est citée comme traitement de troisième ligne validé par les recommandations de Saint-Paul de Vence, et est incluse dans les RBU.
Les études précliniques ont montré une synergie avec l’épirubicine, la gemcitamine, le cisplatine, le docetaxel et le trastuzumab.
En termes de toxicité, l’éribuline entraîne des neutropénies, mais dont peu sont fébriles
(5%) et obligent à arrêter, ainsi que des neuropathies périphériques dans moins de 10% des cas. Il y a également peu d’alopécies. La tolérance est donc globalement bonne par rapport à de nombreux autres anticancéreux, y compris ciblés.
Halaven®est prêt à l’emploi, administrée en perfusion courte et n’exige pas de prémédication.
Des études de phase I-II d’association sont réalisées dans d’autres pathologies.
Une étude de phase III, comparant l’éribuline à la capécitabine dans le cancer du sein métastatique, avec comme objectif principal la survie globale, est en cours.

Les résultats sont attendus pour la fin d’année.

ECOP 2012

Le congrès de l’ECOP 2012 organisé par l’ESOP dont la SFPO est le représentant français, aura lieu du 27 au 29 septembre 2012 à Budapest. Nous comptons sur une forte participation des pharmaciens oncologues français à cette importante manifestation.
La date limite de soumission à communication est fixée au 1er mai 2012.

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Un suivi thyroïdien avec les thérapies ciblées et l’immunothérapie ?

Dans le Journal of the National Cancer Institute (publication en ligne du 19 octobre pour l’édition du 2 novembre, vol.103, n°21) Ole-Petter Riksfjord Hamnvik du Brigham and Women’s Hospital à Boston (Massachusetts) et ses collègues ont revu plusieurs articles sur le dysfonctionnement thyroïdien chez des patients traités pour un cancer.
Les traitements concernés sont :

Dans le Journal of the National Cancer Institute (publication en ligne du 19 octobre pour l’édition du 2 novembre, vol.103, n°21) Ole-Petter Riksfjord Hamnvik du Brigham and Women’s Hospital à Boston (Massachusetts) et ses collègues ont revu plusieurs articles sur le dysfonctionnement thyroïdien chez des patients traités pour un cancer.
Les traitements concernés sont :
→ les inhibiteurs de tyrosine kinase,
→  le bexarotène Targretin®, rétinoïde sélectif RXR,
→ les traitements radio-iodés,
→ les molécules agissant au niveau du système immunitaire : l’alemtuzumab Lemtrada®,l’interféron-alpha, l’interleukine-2, l’ipilimumab Yervoy® et le tremelimumab
→  le thalidomide Thalidomide® et le lénalidomide Revlimid®

L’effet secondaire le plus fréquent est l’hypothyroïdie primaire mais la thyrotoxicose et des effets sur la sécrétion hormonale stimulée par la thyroïde et sur le métabolisme de l’hormone thyroïdienne ont aussi été décrits.

20 à 50%, parfois plus, des patients traités ont un dysfonctionnement thyroïdien qui peut avoir des répercussions délétères sur la qualité de vie puisque les symptômes associés sont :
fatigue, faiblesse, dépression, pertes de mémoire ainsi que des effets cardiovasculaires
pouvant être attribués au cancer lui-même.
Cela explique que ce dysfonctionnement thyroïdien semble sous diagnostiqué.
Les auteurs ont constaté qu’il n’existait pas de stratégie connue pour prévenir les troubles thyroïdiens chez ces patients.
Ils estiment bénéfique le dépistage des troubles thyroïdiens mais relèvent qu’il n’existe pas de recommandations chez des patients asymptomatiques.
Ils préconisent donc d’ajouter un suivi thyroïdien dans les essais cliniques et de bien suivre les patients en pratique clinique.

Contrôles T2A : les mesures d’accompagnement du nouveau dispositif précisées dans une circulaire

La direction de la sécurité sociale (DSS) et la direction générale de l’offre de soins (DGOS) expliquent, dans une circulaire, les nouvelles dispositions réglementaires relatives au contrôle de la tarification à l’activité (T2A) des établissements de santé et les mesures d’accompagnement mises en place.

Cette circulaire (DSS/DGOS/MCGR/2011/395 Circulaire du 20 octobre 2011 relative aux nouvelles dispositions réglementaires du contrôle de la tarification à l’activité des établissements de santé et Annexes de la circulaire ), fait suite à la publication au Journal officiel du 30 septembre du décret sur le nouveau dispositif pour les contrôles T2A, concernant notamment "l’ensemble de la procédure, le renforcement du contradictoire, la révision du barème de sanction et l’amélioration de la gouvernance du contrôle T2A" rappellent ses auteurs, Dominique Libault, directeur de la DSS, et Annie Podeur, directrice générale de la DGOS.
HARMONISER LES PRATIQUES DE CONTROLE
Dans la circulaire de 11 pages, adressée au directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), au directeur général de la Mutualité sociale agricole (MSA), au directeur général du Régime social des indépendants (RSI) et aux directeur des agences régionales de santé (ARS), Annie Podeur et Dominique Libault formulent des préconisations visant à une "harmonisation des pratiques de contrôle".
Afin de laisser le temps à un établissement, contre lequel des griefs ont été retenus, de modifier ses pratiques en matière de facturations, ils recommandent aux ARS de n’engager un nouveau contrôle du même établissement, sur la même activité ou sur le même type de prestations ou ensembles de séjours ayant des caractéristiques communes, "que sur les facturations et le codage produits dans l’année qui suit celle au cours de laquelle a eu lieu la notification des griefs".
Mais cela n’exclut pas "d’engager pour le même établissement des contrôles sur d’autres champs que ceux antérieurement contrôlés, et pour lesquels il pourra, le cas échéant, être prononcé une sanction", précisent-ils tout en appelant à veiller à respecter "des règles d’équité en matière de fréquence entre établissements de santé".
Dominique Libault et Annie Podeur confirment par ailleurs qu’une procédure est engagée pour refondre le guide de contrôle externe de la tarification à l’activité (T2A), "en concertation avec les fédérations".
Ils indiquent que l’assurance maladie leur présentera les fiches méthodologiques de ce contrôle, "en amont de la campagne de contrôle".
La campagne se déroulera en plusieurs étapes, ajoutent-ils. Selon un calendrier encore indicatif, les priorités de contrôle des facturations de l’année n-1 seront fixées en février après décision du conseil de l’hospitalisation, puis seront présentées lors d’une réunion avec les fédérations avant la fin avril. Les contrôles sur site seront réalisés à partir de juin.
UN SUIVI PAR L’OBSERVATOIRE ECONOMIQUE DE L’HOSPITALISATION
"Désormais, le suivi des contrôles T2A sera intégré dans les missions de l’observatoire économique de l’hospitalisation publique et privée, au sein duquel seront présentées les priorités nationales de contrôle fixées chaque année ainsi que le bilan annuel des sanctions appliquées lors de la campagne précédente", annoncent également Annie Podeur et Dominique Libault.
Dans la partie de la circulaire dans laquelle ils détaillent le nouveau dispositif, les deux directeurs d’administration centrale indiquent également que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (Atih) a mis en place un outil de suivi des sanctions T2A, appelé "Susana" et dont l’exploitation donnera lieu à un rapport annuel transmis à l’observatoire économique de l’hospitalisation.
Cet outil est destiné à réaliser le suivi des sanctions notifiées dans le cadre de ces contrôles et des contentieux administratifs qui peuvent en découler, précisent-ils.

L’afssaps change de nom

Le projet de loi relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé présenté par Xavier BERTRAND, ministre du travail, de l’emploi et de la santé, prévoit la création de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), agence qui se substitue à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
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Congrès ECCO 16, ESMO 36 et ESTRO 30

Le congrès ECCO 16, ESMO 36 et ESTRO 30 s’est tenu les 23-27 septembre 2011 à Stockholm. Il a rencontré un très vif succès en réunissant plus de 16000 participants provenant de 80 pays.

Ce congrès a été organisé sous l’égide de l’ECCO (European Cancer Organization), société ombrelle européenne réunissant l’ensemble des sociétés savantes consacrées au cancer, dont le représentant pharmaceutique est l’ESOP, dans laquelle la SFPO représente la France.

Dans le cadre de ce congrès, la dimension pharmacie oncologique européenne, et plus singulièrement celle provenant de la France, a été bien représentée. Le programme et les posters sont consultables sur le site et prochainement en Pdf (abstract et poster) sur celui de Stabilis : http://www.stabilis.org/.

Il convient de noter en particulier les points suivants :

Guidelines Stability

« En mai 2010, un groupe de travail initié par la SFPO réunissait au Vaux de Cernay des pharmaciens européens experts, afin de rédiger un consensus européen sur la stabilité pratique des médicaments anticancéreux. Ce travail, coordonné par C. Bardin a permis de structurer et valider les différentes techniques d’analyses, mais également de proposer un axe de travail pour définir des seuils de tolérance (pourcentage de dégradation) au cas par cas. Ces recommandations ont été récemment publiées (C. Bardin, A. Astier, A. Vulto, G. Sewell, J. Vigneron, R. Tritller et al. Ann Pharm Fr 2011 ; 69, 221—23. Elles ont fait l’objet d’une communication affichée lors de cet ESMO » (poster n° 1307).

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Poster Vidaza Stabilité de l'Azacitidine

"Enfin, cela bouge! L'azacitidine (Vidaza ®) commercialisée depuis 2007 constituait l'un des médicaments anticancéreux les moins maniables en terme de stabilité. En effet, jusqu'à septembre 2011, les seules données disponibles étaient après reconstitution et conditionnement en seringue: 8H au réfrigérateur et 45 minutes à température ambiante. Des données préliminaires nous indiquaient qu'il était possible de congeler l'azacitidine ( Duriez A, Vigneron JH, Zenier HA, May I, Demoré BM. Ann Pharmacother. 2011;45:546.) afin d'en augmenter la stabilité. En septembre, le rcp du produit actualisé par les laboratoires Celgene indiquait une nette amélioration de la stabilité en cas de reconstitution avec de l'eau réfrigérée (22h). L'équipe du Pr Astier nous démontre dans cette communication affichée une dégradation lente après reconstitution avec de l'eau refrigérée caressant l'espoir d'étendre à 7 jours la stabilité de l'azacitidine dans certaine conditions. Ces nouvelles données inciteront probablement les utilisateurs à reprendre des schémas d'administration de l'AMM, d'anticiper les préparations voire proposer des administrations au domicile des patients" (Poster n° 1318).

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Recommandations Anticorps monoclonaux

"Un groupe de travail de la SFPO, constitué d'experts en chimie, immunologie et pharmacie oncologique et animé par JF. Tournamille, a rédigé des recommandations sur la préparation des anticorps monoclonaux dans les même enceintes que les anticancéreux après analyse des éléments scientifiques disponibles et des conséquences supposées de contaminations croisées. Une recommandation pour la SFPO qui prend ainsi partie dans ce débat qui ne cesse d'alimenter la polémique depuis la mise sur le marché d'anticorps monoclonaux thérapeutiques." (JF Tournamille et al ; ESMO 2011 ; poster n° 1317).

Stabilité de la L- Asparaginase

L'équipe du Pr Astier démontre une stabilité de plusieurs jours de la L-asparaginase en poche. Un progrès pour les traitements du week-end." Poster n° 1313.

Stabilité du rituximab : ESMO 2011

"Le Rituximab est stable après dilution à 1 mg/ml en poches NaCl pendant au moins 6 mois à 4°C permettant aux pharmacies d'anticiper leurs préparations (V. Vieillard et al ; Poster n° 1305).

Pour la première fois un track (Regulatory, clinical trials, pharmacy) a été placé sous la responsabilité d’un oncologue (C. Dittrich, Vienne, Autriche) et d’un pharmacien (A. Astier, France). Parmi les 3 symposiums scientifiques présentés dans le cadre de ce track, celui organisé entièrement par l’ESOP a été consacré à la pharmacométrie en oncologie (The applications of pharmacometry in oncology : Chair P. Hartvig et A. Astier) avec des présentations de E. Chatelut (France), C. Kloft (Allemagne), A. Huitema (Pays-Bas) et I Troconïz (Espagne). La « Society session » de l’ESOP a été dévolue au thème : Oral Chemotheray : from absorption to adherence : Is the patient being treated ?, avec des présentations de W. Weitschies (Allemagne), M. Daouphars (France) et K. Meier (Allemagne, President de l’ESOP). Elle a rencontré un vif succès avec plus de 200 auditeurs.