L’INCA labellise six nouveaux SIRIC (Sites de recherche intégrés sur le cancer)

La labellisation de cinq SIRIC d’ici à 2013 constitue une mesure phare du Plan cancer 2009-13 (mesure 1).

Deux premiers SIRIC ont été identifiés parmi 12 candidats en juin 2011, l’Institut Curie et le groupement de coopération sanitaire (GCS) Lyric formé par le Centre Léon Bérard et les Hospices civils de Lyon (HCL).
Neuf candidats ont répondu au nouvel appel à candidatures lancé par l’Inca en 2011. Six d’entre eux ont été retenus par le jury international réuni par l’Inca, portant le nombre de SIRIC à huit.
Il s’agit des dossiers de Bordeaux, Lille, Marseille, Montpellier et des deux dossiers parisiens portés l’un par l’Institut Gustave Roussy (IGR) à Villejuif (Val-de-Marne) et l’autre par l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP, Paris, AP-HP)-Institut Cochin.
Le financement de ces sites sera assuré conjointement par une dotation de l’Inca, du ministère de la santé et de l’Inserm. La dotation globale pour ces centres est de 56 millions d’euros répartis sur cinq ans.
Le site de Bordeaux, porté par l’Institut Bergonié, propose six programmes de recherche intégrée, dont quatre centrés sur une pathologie (sarcomes, leucémies, cancers du sein et du foie) et deux sur des problématiques transversales (thérapeutiques ciblées et oncogériatrie).
Le site de Lille, porté par le GCS C2RC (Centre régional de référence en cancérologie) propose deux programmes, mobilisant la communauté scientifique et médicale sur les problématiques de la résistance de la tumeur et de l’hôte aux traitements locorégionaux, ainsi qu’à la dormance et la persistance tumorale.
Le site de Marseille, porté par le GCS Paca-Ouest, lance quatre programmes intégrant toutes les étapes de la recherche, depuis la biologie fondamentale jusqu’aux questions socio-économiques. Chacun d’entre eux est centré sur une pathologie (glioblastomes, hémopathies malignes, cancers du sein et du pancréas).
Montpellier Cancer, porté par le Centre Val d’Aurelle-Paul Lamarque, propose quatre programmes, dont l’un est guidé par une pathologie (cancer colorectal) et deux par des problématiques transversales (radiothérapie personnalisée et résistance aux traitements). Un programme spécifique de sciences humaines et sociales est dévolu principalement aux adaptations psychosociales face aux cancers.
L’IGR s’est concentré sur trois programmes complémentaires : le premier est consacré aux mécanismes intracellulaires du cancer (instabilité génétique), le deuxième aux mécanismes extracellulaires (immunologie) et le troisième, à une approche innovante de médecine moléculaire du cancer.

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Le second site parisien, qui réunit les forces de l’HEGP et de l’Institut Cochin, propose trois programmes. Les deux premiers portent sur l’identification de biomarqueurs génétiques, épigénétiques et immunologiques, visant à des progrès diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. Les dimensions éthique et psychosociale de la prise en charge du cancer seront couvertes par un troisième programme transversal.

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