Un suivi thyroïdien avec les thérapies ciblées et l’immunothérapie ?

Dans le Journal of the National Cancer Institute (publication en ligne du 19 octobre pour l’édition du 2 novembre, vol.103, n°21) Ole-Petter Riksfjord Hamnvik du Brigham and Women’s Hospital à Boston (Massachusetts) et ses collègues ont revu plusieurs articles sur le dysfonctionnement thyroïdien chez des patients traités pour un cancer.
Les traitements concernés sont :

Dans le Journal of the National Cancer Institute (publication en ligne du 19 octobre pour l’édition du 2 novembre, vol.103, n°21) Ole-Petter Riksfjord Hamnvik du Brigham and Women’s Hospital à Boston (Massachusetts) et ses collègues ont revu plusieurs articles sur le dysfonctionnement thyroïdien chez des patients traités pour un cancer.
Les traitements concernés sont :
→ les inhibiteurs de tyrosine kinase,
→  le bexarotène Targretin®, rétinoïde sélectif RXR,
→ les traitements radio-iodés,
→ les molécules agissant au niveau du système immunitaire : l’alemtuzumab Lemtrada®,l’interféron-alpha, l’interleukine-2, l’ipilimumab Yervoy® et le tremelimumab
→  le thalidomide Thalidomide® et le lénalidomide Revlimid®

L’effet secondaire le plus fréquent est l’hypothyroïdie primaire mais la thyrotoxicose et des effets sur la sécrétion hormonale stimulée par la thyroïde et sur le métabolisme de l’hormone thyroïdienne ont aussi été décrits.

20 à 50%, parfois plus, des patients traités ont un dysfonctionnement thyroïdien qui peut avoir des répercussions délétères sur la qualité de vie puisque les symptômes associés sont :
fatigue, faiblesse, dépression, pertes de mémoire ainsi que des effets cardiovasculaires
pouvant être attribués au cancer lui-même.
Cela explique que ce dysfonctionnement thyroïdien semble sous diagnostiqué.
Les auteurs ont constaté qu’il n’existait pas de stratégie connue pour prévenir les troubles thyroïdiens chez ces patients.
Ils estiment bénéfique le dépistage des troubles thyroïdiens mais relèvent qu’il n’existe pas de recommandations chez des patients asymptomatiques.
Ils préconisent donc d’ajouter un suivi thyroïdien dans les essais cliniques et de bien suivre les patients en pratique clinique.

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